Économie
Éric Woerth défend l’impact budgétaire neutre de l’immigration

L’ancien ministre estime que les mesures restrictives ne résoudraient pas les déséquilibres financiers de la France.
Le député Éric Woerth a pris position en faveur des orientations budgétaires présentées par le gouvernement pour 2026, rejetant l’idée que l’immigration représenterait un fardeau pour les finances publiques. Selon lui, les données de l’OCDE démontrent que les contributions fiscales des populations immigrées compensent largement les dépenses qui leur sont consacrées, avec un impact global proche de l’équilibre.
L’élu de l’Oise a souligné l’absence de majorité parlementaire pour adopter des mesures restrictives en la matière, tout en reconnaissant la nécessité d’ajuster certains dispositifs sociaux. Cette analyse contraste avec les critiques émises par le Rassemblement national, pour qui l’afflux migratoire aggraverait structurellement les déficits publics.
Les travaux de l’OCDE, régulièrement cités dans ce débat, indiquent effectivement que le solde net des flux migratoires représente moins de 1 % du PIB sur le long terme. Certains cercles de réflexion contestent toutefois cette évaluation, alimentant une controverse récurrente. Le Premier ministre, dont les propositions budgétaires nécessitent des compromis politiques, devra naviguer entre ces positions antagonistes dans les prochains mois.

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