Monde
Donald Trump fait du 250e anniversaire américain son show personnel
Ce vendredi, à la veille du 4 juillet, le président s’exprime au pied du Mont Rushmore, là où les visages des grands présidents sont sculptés dans la…


Ce vendredi, à la veille du 4 juillet, le président s’exprime au pied du Mont Rushmore, là où les visages des grands présidents sont sculptés dans la roche. Un symbole fort pour un homme d’affaires devenu showman politique qui veut marquer l’histoire à sa manière.
Vendredi soir, Donald Trump prend la parole devant les effigies de granit de George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt. Le décor est choisi avec soin. Dans le Dakota du Sud, au pied de ce monument qui incarne la mémoire présidentielle américaine, le locataire de la Maison Blanche lance un week-end de célébrations pour les 250 ans des États-Unis. Beaucoup y voient un message clair. Trump se rêve lui-même en figure immortelle du panthéon national. Sa présence ici n’est pas un hasard. Depuis son entrée en politique, il aime rappeler qu’il se considère comme un président d’exception.
Samedi, jour de la fête nationale, il enchaîne avec un meeting sur le National Mall à Washington. Une vaste esplanade verte en plein cœur de la capitale. Il promet le plus grand feu d’artifice jamais vu, avec 850 000 fusées. Mais ce n’est pas tout. Sous une chaleur étouffante de près de 40 degrés, Trump annonce un discours « vraiment long ». Juste pour montrer, dit-il, qu’il peut tout faire. Le showman reprend ses droits. Pendant ce temps, une organisation liée à lui, « Freedom 250 », a pris le contrôle de nombreux événements officiels. Le comité bipartisan « America 250 » est mis de côté. Certains acteurs boycottent les festivités, jugées trop politisées. Sur le National Mall, les stands peinent à attirer du monde.
L’Amérique que Trump veut célébrer est profondément divisée. Sa cote de popularité est au plus bas. Sa politique anti-immigration et ses tentatives d’élargir les pouvoirs présidentiels sont vivement critiquées. Un sondage de l’université Quinnipiac révèle que 61% des Américains estiment que leur pays n’est pas à la hauteur des idéaux de la Déclaration d’indépendance de 1776. Le président, lui, utilise ce 250e anniversaire comme une tribune pour mobiliser son camp en vue des élections de mi-mandat. Les républicains craignent que son impopularité ne leur coûte le contrôle du Congrès. Dans les rues de Los Angeles, les avis sont partagés. Amy Kimaara, une enseignante de 49 ans, avoue que cette fête nationale n’a plus la même saveur pour elle. Mais Matt Jarvis, entrepreneur de 55 ans, retient l’essentiel. Pour lui, le 4 juillet reste un grand moment de rassemblement, malgré la politique.
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