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Duralex obtient une nouvelle chance mais le compte à rebours est lancé

Le tribunal de commerce d’Orléans a donné son feu vert à l’ouverture du plan de cession de la célèbre verrerie. Les repreneurs ont jusqu’au 6 août pour…

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Duralex obtient une nouvelle chance mais le compte à rebours est lancé

Le tribunal de commerce d’Orléans a donné son feu vert à l’ouverture du plan de cession de la célèbre verrerie. Les repreneurs ont jusqu’au 6 août pour déposer une offre, alors que la production vient tout juste de reprendre.

La célèbre verrerie Duralex est en plein suspense. Le tribunal de commerce d’Orléans vient d’autoriser l’ouverture de son plan de cession, une étape cruciale pour l’avenir des 243 salariés de l’usine de La Chapelle Saint-Mesmin. L’entreprise, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, doit désormais trouver un repreneur. La prochaine audience est programmée au 17 septembre et les candidats ont jusqu’au 6 août pour déposer un dossier solide. Selon un délégué FO, une quarantaine de marques d’intérêt auraient déjà été exprimées. Mais attention, comme le rappelle la CGT, rien n’est encore ficelé. Avoir des curieux ne garantit pas qu’un dossier aboutisse.

Pendant ce temps, dans l’usine, ça tourne de nouveau. La production, mise à l’arrêt le 12 juin pour réduire les charges et concentrer les équipes sur l’emballage et la préparation des commandes, a redémarré ce lundi. Une ligne de fabrication a été relancée. Un signe encourageant pour les salariés, mais aussi pour les potentiels repreneurs qui veulent voir une activité en marche. Juste avant l’audience, une quarantaine de militants s’étaient rassemblés devant le tribunal, appelés par la CGT, pour manifester leur soutien à cette entreprise emblématique.

Car Duralex, fondée en 1945 et célèbre dans le monde entier pour ses verres quasi incassables, a déjà surmonté plusieurs tempêtes. Ce redressement judiciaire est le cinquième en un peu plus de vingt ans. Il y a deux ans, l’entreprise avait été reprise en Scop par ses salariés, une expérience qui n’a pas suffi à remettre les comptes d’aplomb. Mi-avril, le directeur général François Marciano, artisan du passage en Scop, avait quitté son poste. Il a été remplacé par Peggy Sadier, en charge des fonctions marketing et commerciale, qui n’était pas présente à l’audience. L’avenir de la verrerie se joue maintenant dans les semaines à venir, entre espoirs et dossiers à boucler.

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