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L’immobilier français enterre ses espoirs de reprise pour 2026

La guerre au Moyen-Orient et la remontée de l’inflation ont douché les espoirs des professionnels du logement. Résultat les ventes chutent et les…

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L'immobilier français enterre ses espoirs de reprise pour 2026

La guerre au Moyen-Orient et la remontée de l’inflation ont douché les espoirs des professionnels du logement. Résultat les ventes chutent et les acheteurs potentiels préfèrent attendre.

Au premier semestre 2026, l’embellie que tout le monde espérait n’a pas eu lieu. Les principaux réseaux d’agences immobilières font état d’un recul généralisé des transactions. Chez Orpi, le nombre de ventes de logements anciens a baissé de 0,7% par rapport à la même période en 2025. Laforêt enregistre un repli plus marqué de 2,3%, tandis que Foncia subit une chute de 7%. Seul Century 21 tire son épingle du jeu avec une stabilité des volumes. Les prix, eux, résistent ou baissent timidement. Laforêt observe une diminution de 1,8% du prix au mètre carré, là où Foncia et Century 21 constatent une stagnation sur un an.

En début d’année, le ciel s’annonçait pourtant dégagé. Les taux d’intérêt semblaient se stabiliser, et les professionnels voyaient les conditions d’une reprise se mettre en place. Puis la guerre au Moyen-Orient est venue tout chambouler. La flambée des prix de l’énergie a relancé l’inflation, ravivant la crainte d’une nouvelle hausse des taux. Résultat des doutes ont gagné les Français. Beaucoup ont préféré reporter leur projet d’achat, parfois de quelques semaines, parfois pour une durée indéterminée. La situation n’a fait qu’empirer au fil du semestre. En mai et juin, Foncia a connu un niveau d’activité qualifié de jamais vu, avec des transactions en chute libre de 15% sur un an. Dans le même temps, les annulations de compromis de vente ont grimpé de 11%, certains acheteurs se rétractant faute d’obtenir un prêt immobilier.

Pour les professionnels du secteur, deux conditions doivent être réunies pour que le marché reparte vraiment. D’un côté il faut que les prix baissent pour redevenir accessibles. De l’autre le financement doit redevenir plus simple à décrocher. Le président d’Orpi appelle ainsi les banques à jouer le jeu pour permettre aux Français de concrétiser leur achat. Aujourd’hui, ce sont surtout les primo-accédants qui font tourner le marché. Ces ménages qui achètent leur premier bien grâce à un prêt sont devenus le moteur principal. Les secundo-accédants, ceux qui revendent un logement pour en acheter un autre, sont bloqués par des taux d’intérêt trop élevés par rapport à ce qu’ils connaissaient avant. Les prévisions pour la fin de l’année sont sombres. Le président de Century 21 anticipe une chute des ventes au second semestre et estime que la baisse ne s’arrêtera pas tant que les prix et les taux resteront à leur niveau actuel.

Côté location, la pénurie d’offre se confirme. Chez Foncia, le taux de rotation des logements gérés a reculé de 2,5%, signe que les locataires bougent moins. Le nombre de départs a même chuté de 7% en un an. Les candidats à la location peinent à trouver un bien, ce qui accentue la tension sur un marché déjà sous pression.

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