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Culture

DMX, vedette torturée du hip-hop, meurt à 50 ans

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Le rappeur DMX, l’une des figures les plus sombres du hip-hop dont le rap féroce chroniquait la violence urbaine, est mort vendredi à New York après une semaine d’hospitalisation due à un infarctus. Il avait 50 ans.

DMX, de son vrai nom Earl Simmons, était l’une des grandes figures du hip-hop de la fin des années 90 et début des années 2000, avec des tubes comme « X Gon’ Give It To Ya » ou « Party Up ».

« Earl était un combattant qui s’est battu jusqu’au bout », a indiqué sa famille dans un communiqué. « Il aimait sa famille de tout son coeur, et nous chérissons les moments passés avec lui. »

« DMX était un brillant artiste et une inspiration pour des millions de gens à travers le monde », a aussi souligné Def Jam Recordings, maison de disques avec laquelle il avait sorti plusieurs de ses albums les plus connus. « C’était un géant. »

Né à Baltimore le 18 décembre 1970, il avait grandi avec sa mère et ses frères et soeurs dans un HLM de la banlieue new-yorkaise de Yonkers, où il était fréquemment battu.

« Je n’ai pas vraiment eu d’enfance », confiait-il au magazine Rolling Stone en 2000. « C’était toujours sombre et déprimant chez nous. »

Il acquiert une réputation d’enfant difficile, connu pour ses explosions de rage, et passe une bonne partie de sa jeunesse dans des maisons d’accueil.

Dès l’âge de 14 ans, il enchaîne les séjours en prison, commettant notamment une série de cambriolages, et a des problèmes de drogues, qui l’accompagneront toute sa vie.

Même après être devenu célèbre, il continuera à avoir des démêlés avec la justice, avec des inculpations pour possession de stupéfiants, cruauté envers les animaux, conduite dangereuse, non-paiement de pension alimentaire, ou encore pour s’être fait passer pour un agent fédéral.

En 2017, il plaide coupable de fraude fiscale, écope d’un an de prison et doit restituer quelque 2,3 millions de dollars.

« Ce mec est vraiment dingue »

Mais ses déboires judiciaires ne l’ont pas empêché de marquer le rap de sa voix gutturale.

En 1984, il se met au beatbox, genre ancré dans la musique hip hop qui consiste à produire avec sa bouche une multitude de sons. Après un séjour en prison, il commence à écrire ses propres paroles et à se produire dans un centre d’animation de quartier.

A nouveau sorti de prison en 1988, il commence à faire et à vendre des mixtapes.

Charismatique, constamment bouillonnant d’énergie, il passe l’essentiel des années 1990 à se faire un nom sur la scène underground new-yorkaise.

C’est à la fin de cette décennie qu’il adopte cette voix grave et ce style menaçant, à la masculinité exacerbée, qui feront sa réputation.

Il participe aux « battles » de rappeurs dans lesquelles chacun s’affronte dans un exercice de style, avec notamment, au milieu des années 1990, un duel devenu célèbre contre un autre New-Yorkais, Jay-Z, alors en pleine ascension, dans une salle de billards enfumée du Bronx.

« C’était génial. A l’époque, je n’avais jamais vraiment entendu parler de DMX. Je ne savais pas qui était ce gamin », a raconté au site HipHopDX le producteur Ski Beatz, qui se trouvait alors dans le public.

« Mais de l’entendre rapper en live, je me suis dit: +Ce mec est vraiment dingue+. »

DMX aimait tellement les chiens qu’il intégrait dans ses sons aboiements et grognements. « Ton chien mourrait pour toi. Tu peux frapper ton chien, s’il te voit en difficulté et que tu vas mourir, il sera là pour toi », disait-il en 1999.

Son premier grand single, « Get At Me Dog », avec Def Jam, sort en 1998, tiré de son premier album en studio, « It’s Dark and Hell Is Hot. »

L’album, qui inclut un deuxième hit, « Ruff Ryders’ Anthem », se hisse à la première place du classement de Billboard. C’est le début d’un succès commercial qui durera plusieurs années.

« Energie atomique »

En tout, DMX aura sept albums officiels à son actif, plus un huitième non officiel sorti en 2015, et une autobiographie, « E.A.R.L.: The Autobiography of DMX » (2003). Il sera nominé trois fois aux Grammys, sans toutefois décrocher le précieux trophée.

Malgré sa réputation de rappeur féroce, ce père de nombreux enfants – 15 de plusieurs femmes différentes, selon plusieurs médias – pouvait parfois montrer un côté plus doux, comme dans le remix d’un classique de Noël « Rudolph the Red-Nosed Reindeer », qui devint viral en 2012.

Il affichait aussi sa foi chrétienne, disant même qu’il aimerait devenir pasteur.

Revenant en 2020, dans un podcast, sur son enfance difficile, il avait expliqué comment il lui paraissait alors impossible de parler de ses problèmes.

« Personne dans les quartiers ne veut entendre parler de ça… Parler de ses problèmes est un signe de faiblesse, alors qu’une des choses les plus courageuses qu’on puisse faire est de les mettre sur la table, et de les laisser sortir ».

Les hommages pleuvaient vendredi après l’annonce de sa mort. Le rappeur T.I. l’a qualifié d' »icône culturelle », tandis que Missy Elliott parlait de « lourde perte pour la famille du hip-hop ».

« Personne ne dégageait autant un sentiment de souffrance, de douleur et une énergie atomique », a tweeté le rappeur Biz Markie. Il représentait « l’adrénaline pure, le génie sans loi, l’abandon total. »

« Le poète de Dieu », a salué Nas. « Je t’aime. »

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Culture

Broadway attend l’automne, mais la plus ancienne pièce de New York déjà de retour

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Charles Geyer et Catherine Russell durant une représentation de la pièce "Perfect Crime" à New York, le 27 avril 2021 ©Angela Weiss

A l’affiche depuis 1987, la doyenne des pièces de New York, « Perfect Crime », est déjà de retour sur les planches, devançant Broadway qui attendra septembre. Elle le doit à l’énergie de Catherine Russell, qui a joué plus de 13.500 fois le même rôle et porte son théâtre à bout de bras.

« Je suis très déterminée et quand les gens me disent: tu ne peux pas faire ça. Je leur réponds, +Va te faire voir. Regarde-moi faire+. »

Actrice principale de « Perfect Crime » (crime parfait), mais aussi gérante du Theater Center où se joue la pièce, physique sec, longs cheveux blonds, Catherine Russell, 65 ans, est « une dynamo », comme la décrit Charles Geyer, qui partage la scène avec elle. « Je peux faire 180 pompes d’affilée », lance-t-elle.

Lorsqu’il a fallu suspendre les représentations pour cause de pandémie, en mars 2020, la comédienne à tout faire n’a pas eu d’états d’âme. Elle s’est occupée à repeindre le théâtre, réparer quelques fauteuils et acheter un système de ventilation « Covid-compatible ».

Mais « quand j’ai vu que les bowlings rouvraient (fin août), je me suis dit: c’est dingue ». Ni une, ni deux, elle a assigné la ville de New York en justice pour obtenir la réouverture des théâtres. Le gouverneur a, depuis début mars, autorisé une réouverture à 25% de capacité, puis 33%, mais Catherine Russell poursuit son action pour obtenir au moins 50%.

Le 9 avril, elle a rouvert le Theater Center, avec de premières représentations d’une comédie musicale inspirée par la série « The Office », puis la reprise de « Perfect Crime », qu’elle a joué le 17 avril pour la 13.524e fois, record du monde.

« Beaucoup de gens ne se sentaient pas prêts » tant à Broadway qu’off-Broadway, le circuit des théâtres de petite jauge, explique Catherine Russell. « Mais je pensais que nous étions prêts. (…) Je ne crois pas que je sois une éclaireuse. Peut-être simplement que j’ai un peu moins peur que d’autres, mais j’ai aussi moins à perdre. Je suis un petit spectacle du off-Broadway. »

« On perd de l’argent », reconnaît la sexagénaire, et même un passage à 50% de jauge ne suffirait peut-être pas à atteindre l’équilibre, une équation qui a dissuadé Broadway de rouvrir ses portes dans l’immédiat. « Mais on est déterminés et je veux le faire pour le principe. »

« Au-delà d’une simple soirée »

Le Theater Center a obtenu le feu vert du principal syndicat du spectacle vivant, l’Actors’ Equity, moyennant l’obligation de vaccination pour l’ensemble de l’équipe, qui doit aussi se faire tester tous les soirs avant le spectacle.

Les spectateurs, eux, sont au rendez-vous et la salle affiche complet, soit 66 personnes contre 200 en configuration normale, selon le producteur, Armand Hyatt.

Susan Jacknowitz, 75 ans, a fait le déplacement de Caroline du Nord pour voir la pièce avec son amie new-yorkaise, Linda Schiffer. « Quand elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle avait eu des places de théâtre, je n’y croyais pas. J’étais tellement contente. »

Pour « Perfect Crime », énigme policière classique matinée d’un soupçon de psychologie, la période actuelle est l’occasion d’un peu de publicité gratuite, alors que la pièce est habituellement noyée dans l’offre pléthorique de Broadway.

Fan de théâtre, Jessica Bloom était déjà passée des dizaines de fois devant le Theater Center, tout près de Times Square, mais ne s’était jamais arrêtée.

« Je veux voir le premier truc qui me permettra d’entrer dans un théâtre, même si je ne sais même pas de quoi ça parle », dit-elle.

L’acteur Charles Geyer se souvient lui d’une première « fantastique », « parce que nous savions que les gens qui étaient dans la salle étaient un peu des pionniers ».

L’impression ne l’a pas quitté lors des représentations suivantes. « On a le sentiment de former un groupe », avec comédiens et spectateurs. « Cela va au-delà d’une simple soirée au théâtre. »

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Culture

Culture : Katia Panier « La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part »

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

Aujourd’hui, je vous propose des bulles !!!! La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part … A travers le dessin, juste le dessin, on peut avoir un vrai voyage, une histoire fabuleuse !

C’est le cas par exemple avec la bande dessinée de Christophe Chabouté : « Tout seul » aux éditions Vents d’’Ouest : Pas de texte , juste la force du dessin et tous les sentiments se chevauchent, s’enlacent et nous bouleversent.

Dans les deux bandes dessinées suivantes : deux parcours de vie : des écorchés, des chroniques sociales comme j’aime. La magie du dessin, les personnages sont déjà réels , nous avons la chance de pouvoir les voir …. ( Dans les romans, on se les imagine …. La couleur des cheveux, la forme d’un menton…)

Allez !!!Je vous emmène au cinéma !!! Laissez-vous faire !!!!

« Impact » de Gilles Rochier et Deloupy aux éditions Casterman : Le destin

Deux vies en parrallèle : Dany, 40 ans, va chez un psy pour cracher un secret ; Jean vit dans son Ephad et se confit à son copain de clope en douce. Remarquable !!! C’est encore mieux qu’au cinéma !!!

« Ceux qui brûlent » de Nicolas Dehghani aux éditions Sarbacane : Le duo improbable

Alex est une jeune policière. On lui offre un binôme : Pouilloux, le boulet de service . Ils vont devoir résoudre un meurtre à l’acide . Trop gros pour eux . Deux personnalités fragiles face à la cruauté du monde . Ce n’est pas forcément le plus fort qui gagne .

La force du crayonné pour décrire les émotions, dans ces bandes dessinées , vous avez l’âme des auteurs. Régalez-vous !

 

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Bassin de Thau

Sète : L’effervescence culturelle de K-LIVE animera la ville début juin

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K-Live

Bien que l’édition 2020 ait dû être adaptée à cause des restrictions sanitaires, cette année, K-Live devrait connaître un retour à la normale. Le festival se déroulera du mercredi 2 au dimanche 6 juin 2021 à Sète.

Pour sa 14ème édition, qui se tiendra du 2 au 6 juin 2021, le festival accueillera une multitude d’artistes divers et variés. Cette année, K-Live célébrera le Centenaire Brassens. Sur ces 4 jours, les street artistes Manolo Mesa et Tony Bosc seront respectivement présents impasse Parmentier et rue du Passage (Pointe Courte).

Le 2 juin, un atelier street art pour les 5-10 ans se tiendra place Seincholle. En même temps, le groupe de hip-hop montpelliérain Bois Vert et l’artiste Enaer présenteront une performance graphique et sonore, « La liberté du langage », dans le cadre du Centenaire Brassens.

Le 4 juin, marquera l’inauguration des peintures murales du MaCO 2021.

La programmation pour le 5 juin est abondante. Tout se déroule sur le bateau Le Roquerols situé au quai d’Alger. D’abord, le K-Live Talk. Karen Brunel-Lafargue, chercheuse, rédactrice traductrice et designer sera invitée pour discuter de la thématique suivante : l’art urbain, une tribune libre ? Ensuite, le K-Live Exquis rassemblera les artistes Bault et André Cervera. Ils s’adonneront à une peinture murale sans concertation préalable pendant que le duo albanais Derinëgolem performera. Enfin, le K-Live Klub clôturera le festival. Le projet Centenaire Brassens « La liberté est un langage » sera projeté et le rappeur Sétois Dab Rozer donnera un concert.

K-Live est un festival qui mêle arts urbains, arts plastiques et musiques actuelles

K-Live a vu le jour en 2008. Festival très novateur pour son temps, il a engendré la démocratisation de l’art urbain. De l’Urban Art Jungle à Lyon au Street Art Fest à Grenoble, en passant par Just Do Paint à Saint-Brieuc, … Nombre de festivals similaires ont vu le jour.

K-Live soutient la création artistique urbaine contemporaine. Aussi, le festival et le MaCO jouent une fonction sociale. En effet, les œuvres street art favorisent les rencontres et les dialogues entre les habitants. En outre, elles peuvent retracer l’histoire de certains lieux.

Chaque année, les artistes invités par l’équipe du K-Live laissent leurs traces sur les murs de la ville. M. Chat, MonkeyBird, Ememem, Seth, C215, SatOne, Kashink, Romain Froquet, et bien d’autres, ont participé à la création du MaCO de Sète. Il est composé d’une quarantaine d’œuvres qui embellissent le quotidien urbain de la ville. Il se visite toute l’année, une carte qui répertorie les œuvres est disponible sur Google Map. Des visites guidées sont possibles, sur réservation au 04 99 04 71 71. Pendant le festival, elles sont gratuites. Elles auront lieu les 3 et 4 juin à 17H30 et les 5 et 6 juin à 10H.

 

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