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Des enfants français otages de la folie jihadiste en Syrie : l’urgence du rapatriement


Des dizaines de mineurs et jeunes adultes, emmenés en Syrie par leurs parents jihadistes, survivent dans des conditions inhumaines, réclamant désespérément leur retour en France.
Parmi eux, un jeune homme de 21 ans compte les jours depuis cinq ans et cinq jours exactement. Arraché à la France à l’âge de 11 ans par son père radicalisé, il a connu l’enfermement successif dans différents camps kurdes, séparé de sa mère et de sa fratrie. Comme quatre autres jeunes majeurs détenus dans le nord-est syrien, il supplie les autorités françaises d’organiser son retour.
Ces Français, pour la plupart mineurs lors de leur arrivée en zone jihadiste, croupissent aujourd’hui dans des centres de détention surpeuplés, avec un accès minimal aux soins et à l’hygiène. Les rapports internationaux dénoncent régulièrement les violences physiques et psychologiques subies, ainsi que les séparations forcées entre mères et enfants, en violation flagrante du droit humanitaire.
La question du rapatriement reste pourtant épineuse en France, où ces dossiers ravivent le traumatisme des attentats de 2015. Pourtant, comme le soulignent les avocats des familles, ces jeunes étaient des enfants lorsqu’ils ont été emmenés en Syrie, souvent contre leur gré. Certains n’avaient que six ans au moment des faits. Leur seul « crime » : avoir eu des parents engagés dans les rangs de l’État islamique.
Trois mères détenues à Roj demandent également leur retour, donnant leur consentement écrit pour que leurs enfants mineurs soient rapatriés. Au total, 23 personnes – dont des adolescents – espèrent une issue à leur calvaire. Mais les mandats d’arrêt internationaux pesant sur certains adultes compliquent les procédures, la région kurde syrienne n’étant pas reconnue comme État souverain.
Des voix s’élèvent pour dénoncer cette situation intenable. Des spécialistes du droit international rappellent que ces jeunes, enrôlés enfants, sont avant tout des victimes de guerre. D’autres pays comme l’Allemagne ont pourtant réussi à rapatrier leurs ressortissants, malgré l’instabilité politique en Syrie. Pour les familles et leurs défenseurs, chaque jour perdu aggrave les séquelles psychologiques irréversibles chez ces jeunes otages d’un conflit qui les dépasse.





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