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Dernière année pleine à l’Élysée, Macron promet une « année d’action »


À la veille de ses vœux pour 2026, le chef de l’État, dont le mandat touche à sa fin, affiche sa détermination à marquer l’agenda politique malgré un contexte national difficile et une impopularité persistante.
Emmanuel Macron s’apprête à prononcer ce mercredi son traditionnel message de fin d’année, le dernier qu’il adressera aux Français pour une année complète de son second mandat. Confronté à une cote de confiance historiquement basse et à une absence de majorité parlementaire claire, le président de la République entend pourtant faire de 2026 une période d’initiatives et de décisions. Son entourage insiste sur la volonté de rompre avec toute forme d’immobilisme, dans un exercice de communication où le chef de l’État cherche à affirmer sa pleine capacité d’action jusqu’à la fin de son quinquennat.
La séquence politique qui s’ouvre est en effet particulière. Après les élections municipales de mars, l’été apportera une clarification sur l’éligibilité de Marine Le Pen, lançant de facto la campagne pour la présidentielle de 2027. Un scrutin que le Rassemblement national abordera en position de force, tandis que la majorité présidentielle peine encore à désigner son candidat. Dans ce contexte, certains observateurs estiment qu’Emmanuel Macron est déjà « sorti du jeu », une analyse que l’Élysée rejette avec force, soulignant que l’exécutif reste pleinement engagé.
Sur le plan intérieur, le président a identifié plusieurs chantiers prioritaires pour les mois à venir. Il compte notamment porter une loi sur la fin de vie, mettre en place un service militaire volontaire et renforcer la régulation des réseaux sociaux, particulièrement à destination des plus jeunes. Autant de dossiers que ses conseillers présentent comme structurants pour son bilan. Parallèlement, la situation géopolitique et la sécurité européenne occuperont une place centrale dans son allocution. La tenue à Paris début janvier d’une réunion de la Coalition des volontaires pour l’Ukraine, ainsi que les discussions sur une extension éventuelle de la dissuasion nucléaire française à d’autres partenaires européens, illustrent ce domaine où l’exécutif conserve une large latitude d’action.
L’opinion publique, elle, reste principalement préoccupée par les questions de pouvoir d’achat et par l’instabilité politique, selon les derniers sondages. Face à cette défiance, le chef de l’État devrait, lors de ses vœux, renouveler son appel au « compromis » entre les forces politiques, tout en laissant, selon ses proches, la gestion des « affaires gouvernementales » au Premier ministre. La question budgétaire, toujours en suspens, constitue un premier test concret de cette approche dans les semaines à venir.
Enfin, si l’idée d’un référendum sur des sujets de société, évoquée par le passé, n’a pour l’instant pas été concrétisée en raison du contexte parlementaire complexe, elle demeure selon l’entourage présidentiel « un outil dans la manche » de l’exécutif. Une manière de rappeler que, malgré un horizon politique qui se referme, l’Élysée entend garder l’initiative jusqu’au terme du mandat.





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