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Culture

Cannes 2025 : La sélection officielle dévoilée

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Vingt-deux longs-métrages concourront pour la Palme d’or lors de la 79e édition du Festival de Cannes, qui s’ouvre ce mardi avant la remise des prix prévue le 23 mai.

Pedro Almodovar fait son retour en compétition avec « Autofiction », un film d’une heure cinquante-deux qui explore l’angoisse de la création littéraire et les pièges de l’écriture de soi. Le cinéaste espagnol signe là sa septième sélection cannoise. Asghar Farhadi, interdit de tournage en Iran, a quant à lui réuni un casting français de premier plan pour « Histoires Parallèles », où Vincent Cassel, Isabelle Huppert et Pierre Niney incarnent des trajectoires entremêlées sur deux heures vingt.

Charline Bourgeois-Tacquet propose « La Vie d’une femme », portrait d’une chirurgienne cheffe de service interprétée par Léa Drucker, dont l’existence bascule après une rencontre avec une romancière. Le duo espagnol Javier Calvo et Javier Ambrossi, connu pour la série « La Mesias », explore le destin de trois hommes homosexuels à travers trois époques différentes dans « La Bola Negra », porté par Glenn Close et Penelope Cruz.

Lukas Dhont plonge dans la Première Guerre mondiale avec « Coward », un film dont l’esthétique s’inspire des photographies d’époque colorisées. Valeska Grisebach suit une femme vivant à la frontière entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie, qui glisse progressivement dans un univers trouble et dangereux. Ryusuke Hamaguchi, fort du succès planétaire de « Drive My Car », tourne en France avec Virginie Efira, qui incarne une directrice de maison de retraite nouant une amitié avec une metteuse en scène japonaise.

Arthur Harari, scénariste de la Palme d’or 2023 « Anatomie d’une chute », adapte la bande dessinée coécrite avec son frère dans « L’Inconnue », où un homme se réveille dans le corps d’une mystérieuse inconnue. Jeanne Herry met en scène Adèle Exarchopoulos en jeune actrice alcoolique dont la vie n’est que chaos festif et destructeur. Hirokazu Kore-eda, Palme d’or 2018, présente « Sheep in the Box », l’histoire d’un couple accueillant un robot humanoïde à l’image de leur fils décédé.

Na Hong-jin réunit Michael Fassbender et Alicia Vikander dans « Hope », un film de genre se déroulant dans une ville portuaire frappée par des phénomènes inexpliqués. Koji Fukada évoque le Japon rural et la rencontre entre deux âmes solitaires dans « Quelques jours à Nagi ». Marie Kreutzer confronte Léa Seydoux à la découverte soudaine d’une facette monstrueuse de son époux dans « Gentle Monster ».

Emmanuel Marre remonte le temps pour raconter le parcours d’un de ses ancêtres tentant de s’intégrer dans les rouages du régime de Vichy. Cristian Mungiu, Palme d’or 2007, tourne en Norvège avec Renate Reinsve pour « Fjord », qui suit l’émergence d’un conflit entre deux familles dans un village isolé. Léa Mysius adapte le roman de Laurent Mauvignier avec Bastien Bouillon, Monica Bellucci et Hafsia Herzi dans « Histoires de la nuit ».

Laszlo Nemes, réalisateur du remarqué « Fils de Saul », revient avec un biopic sur la vie du résistant Jean Moulin. Pawel Pawlikowski signe « Fatherland », un film en noir et blanc sur le retour de l’écrivain Thomas Mann en Allemagne en 1949. Ira Sachs met en scène Rami Malek dans « The Man I Love », portrait d’un metteur en scène new-yorkais des années 1980 confronté à ses derniers instants alors qu’il est atteint du sida.

Rodrigo Sorogoyen, réalisateur d’« As Bestas », fait ses débuts en compétition avec « L’être aimé », où un réalisateur démiurge retrouve sa fille actrice sur un tournage. Andreï Zviaguintsev, cinéaste russe en exil, dépeint la guerre qui bouleverse le quotidien de la bourgeoisie russe dans « Minotaure », tourné en Lettonie. Enfin, James Gray, ajouté à la dernière minute, signe un retour au polar avec « Paper Tiger », porté par Adam Driver et Scarlett Johansson.

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