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Cannes 2025 : entre renouveau cinématographique et retour fracassant de Julia Ducournau


Le Festival de Cannes vibre cette année sous le signe de l’audace, mêlant découvertes prometteuses et retours marquants, avec en point d’orgue la présentation très attendue du nouveau film de Julia Ducournau.
La compétition cannoise affiche un dynamisme rare, porté par une nouvelle génération de cinéastes et des figures incontournables. L’événement prendra une tournure particulière ce lundi avec la projection du dernier opus de Julia Ducournau, quatre ans après son choc visuel « Titane », récompensé par la Palme d’or. Un retour qui promet de marquer les esprits.
En fin de journée, les marches du Palais des Festivals s’animeront pour accueillir l’équipe du film américain « Highest 2 Lowest », présenté hors compétition. Réalisé par Spike Lee, le long-métrage réunit Denzel Washington et la star du rap A$AP Rocky, promettant un tapis rouge des plus glamour.
Autre moment fort : la montée des marches du duo Golshifteh Farahani et Tahar Rahim, têtes d’affiche d’ »Alpha ». Ce thriller psychologique, réalisé par une Française de 41 ans dont le talent avait éclaté en 2021, explore les traumatismes familiaux à travers le personnage d’une adolescente, interprétée par la jeune Mélissa Boros. Tahar Rahim, connu pour ses transformations radicales, incarne un oncle atteint d’une maladie étrange, tandis que Golshifteh Farahani campe une médecin confrontée à la fin de vie.
Julia Ducournau, dont le cinéma bouscule les codes, revient avec une œuvre plus intimiste, inspirée par l’épidémie de sida des années 1980. Un sujet personnel qui questionne la transmission des peurs entre générations.
Avant cette projection, le jury découvrira « Les Aigles de la République », thriller politique du Suédo-Égyptien Tarik Saleh, qui dépeint les arcanes du pouvoir en Égypte à travers le destin d’une star de cinéma manipulée. Une critique acerbe des systèmes autoritaires, portée par l’acteur Fares Fares.
À mi-parcours, la compétition révèle une belle diversité. Hafsia Herzi, révélée par Abdellatif Kechiche, impressionne avec « La Petite Dernière », une romance lesbienne d’une grande sensibilité. Oliver Laxe, lui, plonge Sergi López dans l’univers des free parties marocaines avec « Sirât », tandis que l’Allemande Mascha Schilinski explore les traumatismes transgénérationnels dans « Sound of Falling ».
Enfin, Richard Linklater rend hommage à la Nouvelle Vague dans un film évocateur, rappelant que Cannes reste le temple des audaces cinématographiques. La course à la Palme d’or s’annonce serrée, avec encore à l’affiche des œuvres des frères Dardenne et des cinéastes iraniens Jafar Panahi et Saeed Roustaee. Une édition 2025 résolument tournée vers l’avenir, sans oublier ses classiques.





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