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Au Venezuela, l’ONU alerte sur la détresse des rescapés des séismes

Des dizaines de milliers de survivants du double séisme qui a secoué le Venezuela manquent cruellement de nourriture et d’abris. L’organisation onusienne…

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Au Venezuela, l’ONU alerte sur la détresse des rescapés des séismes

Des dizaines de milliers de survivants du double séisme qui a secoué le Venezuela manquent cruellement de nourriture et d’abris. L’organisation onusienne redoute aussi une flambée d’épidémies dans un pays déjà meurtri.

Dans l’État de La Guaira, le plus touché par les secousses de magnitude 7,2 et 7,5, la vie s’est arrêtée. Les rayons des magasins sont vides, l’électricité a disparu et les communications sont quasi inexistantes. Le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies décrit une situation critique pour plus de 80 % de la population locale. Les survivants, comme Pablo Alfonzo, 64 ans, tentent de s’abriter sous des tentes de fortune. Il réclame des autorités qu’elles rétablissent au moins l’eau potable et l’électricité. Car sans cela, la survie quotidienne devient un combat.

Les hôpitaux, eux, sont complètement submergés. L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme : 38 établissements de santé ont été endommagés, dont trois dans un état critique. Les blessés affluent, mais les lits manquent. Une jeune médecin volontaire de 23 ans, Diorjailis Escalona, raconte qu’elle a commencé à travailler deux jours après le drame. Sur le plan émotionnel, elle se dit démolie par autant de vies perdues. Dans les morgues de fortune, comme celle improvisée sur les quais du port de La Guaira, les corps s’entassent. Au cimetière, les employés préparent entre 100 et 200 tombes par jour et enchaînent les crémations. L’un d’eux prévient que ce n’est que le début.

La communauté internationale s’est mobilisée. Vingt-sept pays ont envoyé plus de 2 000 secouristes et 160 chiens de recherche. Ces équipes ont réussi à sortir sept survivants des décombres. Mais les répliques, comme celle de magnitude 4,6 lundi, plongent la population dans une angoisse permanente. La colère monte face à la lenteur des secours, surtout dans les zones moins médiatisées. À El Junquito, un village touristique proche de Caracas, les habitants ont dû fouiller les gravats à mains nues pendant des heures avant l’arrivée des premiers sauveteurs. Une survivante, Carmen Angarita, se souvient de l’horreur et du sentiment d’être oubliée. Pendant ce temps, l’ONU estime qu’environ 50 000 personnes sont toujours portées disparues.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. casino doi thuong

    30 juin 2026 at 18 h 08 min

    very informative articles or reviews at this time.

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