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Rouler sans assurance le profil des conducteurs qui prennent le risque

En 2025, près d’un accident grave sur dix-sept implique un véhicule non assuré. Un chiffre en nette hausse, qui cache surtout une question de portefeuille.

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Rouler sans assurance le profil des conducteurs qui prennent le risque

En 2025, près d’un accident grave sur dix-sept implique un véhicule non assuré. Un chiffre en nette hausse, qui cache surtout une question de portefeuille.

Les chiffres donnent le tournis. Selon une étude du Fonds de garantie des victimes, 5,8 % des véhicules impliqués dans un accident grave en 2025 n’étaient pas couverts par une assurance. C’est bien plus qu’en 2018, où ils n’étaient que 3,5 %. Au total, l’organisme qui prend le relais des compagnies d’assurance a recensé 7 500 accidents de ce type. Et si le nombre total d’accidents baisse depuis un an, ceux qui impliquent des conducteurs non assurés sont plus souvent mortels. Résultat, la facture grimpe pour le Fonds de garantie, qui doit parfois verser plusieurs millions d’euros d’indemnisation pour un seul sinistre.

Qui sont ces conducteurs qui roulent sans assurance ? Le portrait dressé par l’étude est clair. Il s’agit majoritairement d’ouvriers, d’étudiants ou de chômeurs. La moitié d’entre eux a moins de 30 ans. Beaucoup habitent en région parisienne. Leur motivation est avant tout financière ils estiment tout simplement que le prix d’une assurance est trop élevé pour leur budget. Un constat qui pose la question du coût des primes pour les jeunes conducteurs ou les profils considérés comme risqués.

Pourtant, rouler sans assurance peut coûter encore plus cher. La loi française punit sévèrement ce défaut. Un conducteur non assuré risque une amende pouvant atteindre 3 750 euros. Sans compter les conséquences en cas d’accident les victimes doivent être indemnisées, et le Fonds de garantie se retourne ensuite contre le responsable. Un cercle vicieux qui alourdit encore la facture pour les conducteurs les plus précaires. Le phénomène, loin de s’éteindre, semble au contraire s’aggraver, révélant une fracture entre le coût de la sécurité routière et les moyens de certains automobilistes.

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