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Moins de trajets, moins de pleins, les stations-service voient la différence

Le patron de Coopérative U décrit un effondrement des ventes de carburant en octobre, avec des volumes jusqu’à 40 % plus bas dans certaines stations. Une…

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Moins de trajets, moins de pleins, les stations-service voient la différence

Le patron de Coopérative U décrit un effondrement des ventes de carburant en octobre, avec des volumes jusqu’à 40 % plus bas dans certaines stations. Une baisse des prix est annoncée pour le 1er novembre, mais son effet restera limité.

Les chiffres donnent le vertige. Dominique Schelcher, à la tête de Coopérative U, parle d’un « véritable effondrement » de la consommation de carburant au mois d’octobre. Sur l’ensemble de l’année, son groupe encaisse déjà 10 % de volume en moins. Le mois écoulé creuse un trou bien plus profond, avec des stations-service qui affichent jusqu’à 40 % de baisse.

La raison tient en peu de mots. Les gens ne bougent plus. Ils restent chez eux, renoncent à beaucoup de choses, parce que le prix du carburant pèse trop lourd sur leur budget. La flambée des cours, liée à la guerre au Moyen-Orient, s’est invitée dans les arbitrages du quotidien. Un trajet en voiture devient une dépense que l’on compare, que l’on reporte, parfois que l’on supprime purement et simplement.

Face à cette situation, l’exécutif a promis un geste. Le Premier ministre a annoncé une baisse du gazole pour les consommateurs dès le 1er novembre, en s’appuyant sur le déstockage de millions de barils et sur la coopération des distributeurs. La baisse attendue à la pompe irait de 12 à 18 centimes par litre, soit environ dix euros d’économie sur un plein moyen. Les modalités, elles, restent à régler, avec plusieurs réunions prévues cette semaine pour boucler le dossier.

Dominique Schelcher tient toutefois à tempérer l’enthousiasme. Cette mesure apportera une petite bouffée d’oxygène dès la semaine prochaine, prévient-il, mais elle ne jouera ni tous les jours ni sur toute la consommation. Seule une partie des achats de carburant est concernée. Autrement dit, le coup de pouce ne règle pas la question de fond, celle d’automobilistes qui ont déjà changé leurs habitudes et qui pourraient bien les garder.

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