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Macron promet la fermeté, les critiques ne faiblissent pas

Emmanuel Macron a promis de faire payer les casseurs et d’organiser la transparence sur le maintien de l’ordre. Son allocution n’a pas calmé les…

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Macron promet la fermeté, les critiques ne faiblissent pas

Emmanuel Macron a promis de faire payer les casseurs et d’organiser la transparence sur le maintien de l’ordre. Son allocution n’a pas calmé les critiques, y compris dans son propre camp, après des violences qui ont conduit à près de 2 400 interpellations et à un millier de blessés chez les forces de l’ordre.

Après les scènes de pillages et d’affrontements, le chef de l’État a pris la parole dans une allocution filmée. Il a promis la fermeté face aux casseurs, qui « doivent payer » selon lui, et « la transparence » sur un schéma de maintien de l’ordre contesté jusque dans le camp gouvernemental. Il a aussi annoncé que le Premier ministre Sébastien Lecornu allait réunir les partenaires sociaux et des formations politiques. Et il a appelé à une campagne présidentielle faite de débats « avec les partis et non pas dans la rue ». Il part ensuite dans le Golfe pour un déplacement de plusieurs jours.

Dans son propre camp, la réponse n’a pas suffi. Édouard Philippe a dit qu’il aurait préféré, « comme des millions de Français, des décisions et des initiatives permettant le retour à l’ordre et le rétablissement de l’autorité de l’État ». Il a tout de même reconnu une « volonté louable de rétablir le dialogue ». Chez les oppositions, Marine Tondelier aurait « aimé entendre le président amorcer le début d’un commencement de mea culpa ». Manuel Bompard a jugé « absolument irresponsable de prendre la parole pour ne rien dire » et estimé que « les revendications demeurent ». Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre tout « pourrissement » et réclamé le « blocage des prix », « 10 milliards » pour l’éducation et la suppression de Parcoursup.

À l’autre bout de l’échiquier, Jordan Bardella a parlé d’une « lamentable allocution » et d’un pouvoir qui « n’a plus rien à dire aux Français, plus rien à leur proposer ». Marine Le Pen a décrit « une crise profonde de confiance, d’autorité », « une menace sur la démocratie » et un « pouvoir macroniste épuisé », dans une vidéo aux codes présidentiels devant un drapeau français. Bruno Retailleau a réclamé l’état d’urgence avant de juger Emmanuel Macron « totalement dépassé, incapable d’opposer la force de l’État à la chienlit qui menace la République ».

Les maires des villes touchées ont aussi fait entendre leur voix. Benoît Payan a demandé au président d’ »entendre ce qui se passe » dans le pays et rappelé que « dire qu’on s’est trompé, ce n’est pas une honte ». Arnaud Deslandes a ironisé, « l’avantage quand on n’attend rien, c’est qu’au moins on n’est pas déçu ». Sébastien Lecornu est resté silencieux mais a promis, dans un courrier, que la mairie de Limoges serait reconstruite avec l’aide de l’État. Guillaume Guérin attend désormais une visite à Limoges, « dans un esprit constructif » mais « ferme », et dénonce « une défaillance dans la hiérarchie au sein du ministère de l’Intérieur pour allouer des moyens à notre police ».

Yaël Braun-Pivet va proposer la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences et les pillages, mais aussi sur la stratégie de maintien de l’ordre. Le bilan de la mobilisation contre « la vie chère » reste lourd. Près de 2 400 personnes ont été interpellées et près d’un millier de policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept grièvement. Les annonces renvoient à des rendez-vous ultérieurs et laissent intactes les revendications des manifestants comme les interrogations des élus locaux.

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