Politique
À Limoges, une marche après l’incendie de la mairie et des accusations qui fusent
Des milliers de personnes ont défilé à Limoges pour soutenir les élus après l’incendie volontaire de l’hôtel de ville. Le maire et David Lisnard pointent…


Des milliers de personnes ont défilé à Limoges pour soutenir les élus après l’incendie volontaire de l’hôtel de ville. Le maire et David Lisnard pointent La France insoumise, tandis que l’État promet de reconstruire le bâtiment.
Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Limoges après l’incendie volontaire de l’hôtel de ville, survenu en marge d’une mobilisation. Ils étaient environ 7 000, avec de nombreux élus, à prendre la direction du bâtiment du XIXe siècle, inspiré de la mairie de Paris, dont le toit et les étages ont été ravagés.
Avant le départ de la marche, le maire LR de Limoges Guillaume Guérin a salué la présence d’élus de tous les camps républicains, à l’exception de ceux de La France insoumise, qu’il juge largement responsables de ce désordre. Il a qualifié l’incendie de prémédité et de tentative d’assassinat contre les élus de la République, estimant que l’État avait failli. Il a aussi mis en cause l’ultragauche française, en partie installée dans les localités du plateau de Millevaches, et l’a accusée d’avoir incendié la mairie.
À ses côtés, David Lisnard, président de l’Association des maires de France et candidat à l’élection présidentielle, a jugé insensé qu’une mairie puisse brûler. Il a renvoyé les responsabilités aux casseurs et à ceux qui les agitent, affirmant que La France insoumise se comporte en ingénieur du chaos et de la destruction. Il a estimé qu’un cap avait été franchi et que le pays ne pouvait pas rester ainsi dégradé, avant de déclarer que tout le monde était limougeaud. Il a également dénoncé la responsabilité d’un gouvernement qu’il qualifie d’insincère et d’incompétent.
Environ 5 000 personnes, dont 700 individus qualifiés de radicalisés et extrêmement violents, ont participé à la manifestation. Des affrontements avec les forces de l’ordre et des automobilistes ont éclaté près de l’autoroute A20, puis des émeutes ont gagné le centre-ville. Des commerces ont été pillés et des bâtiments publics attaqués, dont l’hôtel de ville, où des casseurs sont entrés pour allumer un incendie. Le maire a exprimé une colère froide et dénoncé le manque de moyens de la police nationale, qui a reculé dans la ville comme ailleurs. Il réclame de l’État un plan Marshall et une pluie de millions pour reconstruire l’hôtel de ville. Dans une lettre adressée au maire, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État, car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider.
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