Sports
Les Bleus n’ont jamais été aussi inoffensifs en Coupe du monde
Mardi soir, l’équipe de France a subi sa plus grosse désillusion offensive en soixante ans de statistiques. Dominée par l’Espagne, elle n’a quasiment pas…

Mardi soir, l’équipe de France a subi sa plus grosse désillusion offensive en soixante ans de statistiques. Dominée par l’Espagne, elle n’a quasiment pas existé devant le but et quitte le Mondial sur une note amère.
Près de Dallas, les Bleus ont vécu une soirée cauchemardesque. Face à une Roja qui les a étouffés dans tous les compartiments du jeu, les hommes de Didier Deschamps n’ont jamais trouvé la clé. Résultat : une défaite 2-0 en demi-finale de la Coupe du monde 2026, et un sentiment d’impuissance qui a duré 103 minutes. Kylian Mbappé et ses coéquipiers, pourtant meilleure attaque du tournoi avant ce match avec 16 buts en six rencontres, sont restés muets. Les deux seules occasions dignes de ce nom ? Une frappe déviée de Mbappé à la 67e minute, juste à côté, et une tentative de lob complètement ratée de Désiré Doué à la 82e. Rien de plus.
Ce terrible bilan a été confirmé par les données recueillies depuis 1966. Avec seulement 0.3 xG (buts attendus), les Bleus ont signé leur pire performance offensive en Coupe du monde depuis le début des analyses chiffrées. C’est un record dans le mauvais sens du terme. L’Espagne, elle, a su concrétiser sa domination technique et tactique, laissant les Français sans solution. Les supporters espéraient un sursaut après un parcours solide, mais cette fois l’attaque a totalement fait défaut. Une fin abrupte pour une génération qui rêvait de gloire.
Cette défaite marque aussi la fin d’une ère. Didier Deschamps, après 14 ans à la tête des Bleus, s’arrête là. Son bilan reste solide avec un titre mondial en 2018, mais ce dernier match laisse un goût amer. Pour la première fois, son équipe a été éliminée par plus d’un but d’écart dans un tournoi majeur. Jusque-là, les sorties de route s’étaient jouées à rien : tirs au but contre la Suisse et l’Argentine, 1-0 contre l’Allemagne et le Portugal, 2-1 contre l’Espagne en 2024. Ce 0-2, lui, ne laisse aucune place au hasard. L’ère Deschamps se termine sur une leçon de réalisme.
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