Société
Doucet quadruple ses frais de représentation, Aulas monte au créneau

Le maire écologiste de Lyon a fait voter une augmentation de 400 % de son enveloppe annuelle, passant de 3 000 à 15 000 euros. Une décision vivement critiquée par l’opposition municipale, qui réclame plus de transparence.
Jeudi 23 avril, lors du conseil municipal, Grégory Doucet a obtenu le feu vert pour une hausse significative de ses frais de représentation. L’enveloppe annuelle allouée au maire de Lyon passe ainsi de 3 000 à 15 000 euros, soit une multiplication par cinq. Cette somme, qui couvre la durée du mandat de six ans, pourrait atteindre 105 000 euros si celui-ci est prolongé d’une année supplémentaire.
Cette dotation inclut divers postes de dépenses. Elle comprend les frais de restauration et de réception, plafonnés à 40 euros par convive, ainsi que les déplacements qui ne relèvent pas d’un mandat spécial ou de réunions avec des instances extérieures. S’y ajoutent les frais de communication, de relations publiques, d’habillement et de petites fournitures. Les dépenses ferroviaires et aériennes sont également intégrées, une nouveauté par rapport au précédent mandat.
L’opposition, menée par Jean-Michel Aulas, n’a pas tardé à réagir. Battu au second tour des élections municipales, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais a qualifié cette augmentation d’outrancière. Il a plaidé pour une transparence totale et a proposé un amendement exigeant un récapitulatif annuel des frais engagés. Sa proposition a été rejetée. Il suggérait également une hausse limitée à 3 500 euros par an, indexée sur l’inflation, mais cette alternative a aussi été écartée.
Face aux critiques, la première adjointe Audrey Hénocque a tenu à rassurer. Elle a précisé que ce montant constituait un plafond et non une obligation de dépense. Durant l’ensemble de son premier mandat, Grégory Doucet n’avait utilisé que 4 081,71 euros sur les 18 000 euros disponibles.

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