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Économie

La guerre au Moyen-Orient plombe les marchés financiers

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Les tensions géopolitiques ont provoqué une nouvelle envolée des cours du pétrole, ravivant les craintes inflationnistes et entraînant un recul généralisé des places boursières.

Les marchés mondiaux ont de nouveau cédé à la pression jeudi, après une brève accalmie. L’escalade du conflit au Moyen-Orient et le blocage persistant du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, voie cruciale pour les exportations d’hydrocarbures, ont relancé une forte hausse des prix de l’énergie. Cette situation paralyse les approvisionnements, sans perspective de normalisation à court terme.

Les cours du brut ont ainsi enregistré une progression spectaculaire, atteignant des sommets inédits depuis près de deux ans. Le baril de Brent a franchi le seuil des 85 dollars, tandis que son équivalent américain, le WTI, dépassait les 81 dollars. Sur la seule journée de jeudi, les gains ont dépassé les 4% pour le Brent et les 8% pour le WTI. Depuis le début des hostilités, l’appréciation cumulée frôle les 20%. Les cours du gaz naturel en Europe ont également suivi cette tendance haussière.

Cette flambée des coûts de l’énergie réveille le spectre d’une inflation persistante, particulièrement en Europe et en Asie, régions fortement dépendantes des importations. Les investisseurs anticipent un renchérissement général des prix pour les consommateurs, dans un contexte déjà marqué par un niveau de vie élevé. En réaction, les principales places boursières ont clôturé en net recul. Paris, Londres et Francfort ont toutes perdu plus de 1,4%. À Wall Street, l’indice Dow Jones a cédé 1,6%.

Paradoxalement, les obligations d’État, traditionnellement considérées comme des valeurs refuges, subissent également la défiance des marchés. La perspective d’une inflation plus élevée érode la valeur future des remboursements, poussant les investisseurs à exiger des rendements plus importants. Les taux des emprunts publics à dix ans ont ainsi grimpé en Allemagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni. Le marché obligataire américain n’est pas épargné, avec un rendement qui poursuit sa remontée.

Dans ce climat d’incertitude, le dollar américain confirme son statut d’actif refuge privilégié. La devise se maintient à un niveau ferme face à l’euro, bénéficiant de la position plus autonome des États-Unis en matière énergétique et de son rôle central dans les transactions pétrolières internationales.

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