Société
Le RN dénonce des règles floues sur les prêts politiques et son exclusion du système bancaire

Le parti d’extrême droite, visé par une enquête sur ses financements, critique l’opacité des règles encadrant les prêts privés, tout en pointant son incapacité à obtenir des crédits bancaires.
Le Rassemblement national a vivement réagi après les perquisitions menées dans le cadre d’une enquête sur le financement de ses campagnes électorales. Le parti dénonce un manque de clarté dans la législation encadrant les prêts consentis par des particuliers, un mécanisme auquel il a dû recourir en raison de son exclusion des circuits bancaires traditionnels.
Selon les règles en vigueur, ces prêts ne doivent pas devenir « habituels » sous peine d’être requalifiés en dons déguisés, une notion jugée trop vague par les responsables du RN. La Commission nationale des comptes de campagne précise qu’elle signale au parquet tout prêteur ayant accordé cinq prêts ou plus, pour un montant total dépassant 75 000 euros. Mais cette limite, non inscrite dans la loi, suscite des interrogations sur son interprétation.
Les dirigeants du mouvement soulignent par ailleurs l’impossibilité pour leur formation d’obtenir des financements bancaires en France, une situation qu’ils attribuent à une forme de discrimination. Ils évoquent notamment le recours controversé à une banque étrangère en 2014, faute d’options locales. Face à ces difficultés, ils réclament la création d’un dispositif public garantissant un accès équitable aux fonds nécessaires au fonctionnement démocratique des partis.
Cette affaire met en lumière les défis posés par le financement des formations politiques, particulièrement celles confrontées à des restrictions d’accès aux prêts classiques. Le RN, qui dénonce un « acharnement », entend ainsi relancer le débat sur la transparence et l’équité des règles en matière de ressources électorales.

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