Société
Une commission d’enquête sur les liens politiques avec l’islamisme divise l’Assemblée

La validation d’une enquête parlementaire ciblant les connexions entre certains élus et des mouvances islamistes provoque un tollé à gauche, accusant l’opposition d’instrumentaliser les institutions.
L’Assemblée nationale a finalement approuvé la création d’une commission d’enquête visant à examiner les relations entre des responsables politiques et des réseaux soutenant l’idéologie islamiste ou le terrorisme. Initialement rejetée en juin, cette initiative, portée par le président du groupe Droite républicaine, a été adoptée en commission des lois par une courte majorité de 29 voix contre 27.
Si le texte ne mentionne plus explicitement La France insoumise (LFI), contrairement à la première version, les élus de gauche dénoncent une manœuvre politique dirigée contre eux. Plusieurs groupes, dont le Rassemblement national et une partie de la majorité présidentielle, ont soutenu la proposition, tandis que les centristes et la gauche ont voté contre.
Les réactions indignées n’ont pas tardé. Une députée insoumise a dénoncé une « attaque ciblée » contre son parti, tandis qu’un élu socialiste a mis en garde contre un « précédent dangereux », estimant que cette enquête banalise l’utilisation d’outils parlementaires à des fins partisanes. La polémique s’annonce durable, alors que les tensions politiques s’exacerbent autour des questions sécuritaires et identitaires.

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