Économie
Wall Street inscrit de nouveaux records, mais l’élan se modère


L’optimisme des investisseurs s’est atténué mercredi à New York, entre prises de bénéfices sur les valeurs technologiques et interrogations persistantes sur l’issue des négociations au Moyen-Orient.
La Bourse de New York a terminé la séance en légère hausse, mais sans l’enthousiasme débordant de la veille. Les trois indices majeurs ont tout de même réussi à établir de nouveaux sommets historiques, bien que la progression fût modeste. Le Dow Jones a gagné 0,36% pour atteindre 50.644,28 points, le Nasdaq a avancé de 0,07% à 26.674,73 points, et le S&P 500 a grignoté 0,02% pour s’établir à 7.520,36 points.
Ce ralentissement n’a pas surpris les analystes. Selon un observateur du marché, la place new-yorkaise a connu une ascension notable ces dernières semaines, et en l’absence d’indicateurs économiques majeurs ou d’événements décisifs, une pause était attendue. Les investisseurs ont ainsi profité de cette accalmie pour prendre leurs bénéfices sur certaines valeurs, notamment dans le secteur technologique.
Le contexte géopolitique reste un facteur clé. L’Iran a jugé peu probable une reprise des hostilités avec les États-Unis, alors que les deux parties poursuivent des discussions en vue d’un accord de paix. Toutefois, les déclarations contradictoires, notamment le rejet par la Maison-Blanche d’une prétendue ébauche d’accord, entretiennent une certaine prudence. Les cours du pétrole ont chuté de plus de 5%, le baril américain revenant à un niveau inédit depuis avril, ce qui a été perçu comme un signal favorable pour apaiser les craintes inflationnistes.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à dix ans s’est stabilisé à 4,48%, inchangé par rapport à la clôture précédente. Bien que les incertitudes demeurent, notamment sur l’évolution de la politique monétaire, les analystes estiment que la tendance générale reste positive et pourrait soutenir une reprise plus solide à long terme.
Le compartiment technologique a subi des prises de bénéfices marquées. Qualcomm a cédé 6,20%, Texas Instrument a reculé de 2,29%, et Nvidia a perdu 1,05%. En revanche, Micron a réussi à progresser de 3,63%, consolidant son entrée dans le cercle très restreint des entreprises valorisées à plus de 1.000 milliards de dollars.
Dans le secteur de la distribution, Abercrombie & Fitch a bondi de 8,88% après avoir publié un bénéfice net supérieur aux attentes pour le premier trimestre, malgré des prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours. Les compagnies aériennes ont également profité de la baisse des prix de l’énergie, avec Delta Air Lines en hausse de 3,04% et American Airlines de 0,51%. Les opérateurs de croisières Carnival et Royal Caribbean ont respectivement gagné 4,75% et 2,79%.
Les regards se tournent désormais vers la publication de l’indice d’inflation PCE pour avril, mesure privilégiée par la Réserve fédérale. Toutefois, les analystes anticipent une réaction modérée, d’autres indicateurs ayant déjà signalé une hausse des prix le mois dernier.





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