Faits Divers
Une nourrice jugée pour avoir contaminé la nourriture d’une famille juive
_**Pour la première fois en France, une assistante maternelle comparaît pour des faits d’empoisonnement aggravés par des motivations antisémites. L’affaire, qui défraie la chronique judiciaire, met en lumière des accusations d’une particulière gravité.**_
Une femme de quarante-deux ans, originaire d’Algérie et en situation irrégulière sur le territoire français, est présentée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Elle répond d’actes consistant à avoir introduit des substances dangereuses dans l’alimentation d’une famille qui l’employait. Les investigations ont établi que des produits d’entretien toxiques avaient été décelés dans plusieurs denrées consommées par le foyer, notamment dans des boissons.
L’enquête a été déclenchée après le dépôt d’une plainte par l’employeuse, qui avait constaté des anomalies inquiétantes au sein de son foyer. Elle avait relevé une saveur anormale dans du vin, évoquant un détergent, et avait subi des irritations oculaires après l’utilisation d’un produit cosmétique. La veille de sa démarche, des traces de mousse sur une bouteille de jus de fruit et une odeur persistante d’eau de Javel l’avaient alertée.
Le point de bascule intervient lorsqu’une enfant de cinq ans surprend la nourrice en train de verser un liquide savonneux dans une bouteille d’alcool. Des analyses toxicologiques ultérieures ont confirmé la présence d’agents chimiques dans divers aliments et boissons de la maison. Interpellée et placée en garde à vue, la prévenue a d’abord réfuté les accusations.
Cependant, peu avant une perquisition à son domicile, elle aurait tenu des propos explicites. Elle aurait déclaré regretter d’avoir travaillé pour une personne juive, évoquant l’argent et le pouvoir qu’elle lui attribuait. Par la suite, elle a reconnu avoir délibérément ajouté une lotion savonneuse dans les provisions, présentant cet acte comme une forme de représailles et d’avertissement face à ce qu’elle percevait comme un manque de respect. Elle a précisé avoir souhaité causer un désagrément, sans intention de donner la mort.
La défense de l’accusée, assurée par son avocate, indique que sa cliente est revenue sur ces déclarations. Elle conteste désormais avec fermeté la qualification d’antisémitisme retenue par le parquet. Selon ses conseils, les motivations réelles relèveraient d’un sentiment de jalousie profonde, et non d’une hostilité liée à l’appartenance religieuse de la famille employeuse.
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