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Un trimestre boursier record malgré les tensions au Moyen-Orient

Les marchés mondiaux terminent mardi en hausse, clôturant leur meilleur trimestre depuis six ans. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran apaise…

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Un trimestre boursier record malgré les tensions au Moyen-Orient

Les marchés mondiaux terminent mardi en hausse, clôturant leur meilleur trimestre depuis six ans. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran apaise les craintes et soutient les actions, malgré les perturbations sur le pétrole.

Les places financières ont aligné les gains ce mardi, dernier jour d’un trimestre qui restera dans les annales. À Wall Street, le Dow Jones frôle l’équilibre après avoir touché un record la veille, tandis que le Nasdaq, porté par les valeurs technologiques, grimpe de 0,37%. En Europe, Francfort bondit de 1,25%, porté par le rebond de Siemens Energy. Paris reste stable, mais tiré par Schneider Electric et STMicroelectronics. Même Londres progresse, grâce à la bonne tenue des minières. Ce raz-de-marée boursier survient alors que les tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, n’ont pas réussi à casser la dynamique.

Les prix du pétrole, eux, sont revenus à leurs niveaux d’avant le conflit. Le baril de Brent stagne autour de 73 dollars, tandis que le WTI américain reste à 70,75 dollars. Sur le marché des changes, le yen a touché son plus bas niveau face au dollar depuis quarante ans, pénalisé par l’écart de taux d’intérêt entre le Japon et les États-Unis. La Banque du Japon a pourtant relevé son taux directeur en juin, mais reste prudente sur la suite. Les investisseurs surveillent aussi les discussions entre Américains et Iraniens à Doha, qui pourraient influencer la suite.

Mais la prudence domine avant plusieurs échéances clés. Les banquiers centraux se réunissent à Sintra, au Portugal, et les chiffres de l’emploi américain jeudi pourraient modifier les anticipations de politique monétaire. Les taux d’emprunt d’État, eux, patientent. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a justifié la hausse des taux de juin, estimant que sans elle, l’inflation serait restée au-dessus de 2% en 2027 et 2028. Un membre influent du conseil des gouverneurs, Joachim Nagel, s’attend à ce que l’inflation reste durablement au-dessus de l’objectif. De quoi maintenir une certaine incertitude sur la prochaine décision de la BCE en juillet, alors que certains analystes jugent qu’un resserrement supplémentaire n’est pas nécessaire.

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