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Un chasseur octogénaire dans la tourmente après la mort d’une ourse dans les Pyrénées
Un tir fatal lors d’une battue non autorisée. Une espèce protégée en voie d’extinction. Le procès met en lumière les tensions entre chasseurs et défenseurs de la biodiversité.
Un chasseur de 81 ans a comparu devant le tribunal correctionnel de Foix pour avoir abattu accidentellement une ourse dans les Pyrénées en novembre 2021. L’homme, qui participait à une battue au sanglier non autorisée dans la réserve naturelle du Mont-Valier, en Ariège, a affirmé avoir agi en légitime défense après avoir été attaqué par l’animal. Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis, deux ans d’interdiction de port d’arme, deux ans de suspension de son permis de chasse et une amende de 1 800 euros.
L’ourse Caramelles, une femelle réintroduite dans le cadre d’un programme de restauration de la population ursine dans les Pyrénées, a été tuée lors de cet incident. Le procureur a souligné que le chasseur avait « sciemment pris le risque d’une confrontation » dans une zone de quiétude pour l’espèce. Quinze autres participants à la battue sont également poursuivis pour des infractions à la réglementation de la chasse.
Les associations de défense de l’environnement, parties civiles dans ce procès, ont réclamé une réparation du préjudice environnemental. Elles estiment que la mort de Caramelles doit être compensée par la réintroduction d’un nouvel ours, évaluée à 175 000 euros. Les avocats des associations ont dénoncé les « imprudences et négligences » des chasseurs, rappelant que la réserve naturelle est un espace protégé où la chasse est strictement réglementée.
La défense, quant à elle, a plaidé la relaxe, arguant que les services de l’État auraient dû informer les chasseurs de la présence de l’ours dans la zone. L’avocat de l’octogénaire a également mis en avant l’état de choc de son client après l’attaque, justifiant ainsi son recours à l’arme à feu.
Ce procès intervient dans un contexte tendu entre les défenseurs de la biodiversité et les éleveurs locaux, qui dénoncent les prédations croissantes des ours sur leurs troupeaux. Malgré les efforts de réintroduction, l’espèce reste menacée dans les Pyrénées, où l’on compte environ 80 individus. Les associations espèrent que ce procès servira de catalyseur pour renforcer la protection des zones de quiétude et garantir la survie de l’ours dans le massif.
Le tribunal a mis sa décision en délibéré, qui sera rendue à une date ultérieure. En attendant, le débat sur la cohabitation entre l’homme et l’ours continue de diviser les Pyrénées.
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