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Sous terre pour un oral de bac : l’adaptation d’un lycée en pleine canicule

Pour fuir une chaleur étouffante, des lycéens des Hauts-de-Seine ont passé leur oral de français dans un parking souterrain. Une solution loin d’être…

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Sous terre pour un oral de bac : l'adaptation d’un lycée en pleine canicule

Pour fuir une chaleur étouffante, des lycéens des Hauts-de-Seine ont passé leur oral de français dans un parking souterrain. Une solution loin d’être parfaite, mais saluée par le ministère.

Le stress du bac, c’est déjà une épreuve. Alors quand le thermomètre flirte avec les 40 degrés, l’ambiance devient quasi irrespirable. Dans certains lycées, les salles de classe, sans volets ni ventilateurs, se transforment en fournaise. Pour éviter le pire, l’établissement Eiffel à Rueil-Malmaison a trouvé une parade de fortune. Les oraux de français se sont déroulés dans le parking souterrain. Le rectorat de Versailles justifie ce choix par une volonté de mettre les candidats et les jurys dans les conditions les moins défavorables possibles, vu la météo. Une photo partagée sur les réseaux sociaux montre des tables de classe alignées dans un espace vide, avec une flaque d’eau au sol.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a réagi à cette situation. Il reconnaît que ce n’est pas idéal, ni sur le plan pédagogique ni sur le plan architectural. Il insiste pourtant sur un point cette semaine, 700 000 oraux ont été maintenus aux dates et heures prévues, grâce à des aménagements de ce genre et à l’engagement des personnels. Pas question de faire passer le confort des élèves avant le bon déroulement des épreuves. Le ministre salue l’adaptation des enseignants, en attendant des travaux dans les bâtiments scolaires pour mieux affronter les prochaines vagues de chaleur.

Cette histoire illustre un problème bien plus large. Les canicules à répétition mettent en lumière les lacunes d’une partie du parc immobilier scolaire. Les solutions d’urgence, comme les parkings souterrains, restent des pis-aller. Pourtant, elles permettent d’éviter des reports d’examens, déjà nombreux dans plusieurs académies. Entre nécessité de faire passer les épreuves et respect des conditions de travail, l’équilibre est fragile. Les jeunes candidats, eux, n’oublieront pas de sitôt ce bac passé sous terre, entre béton et chaleur humide.

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