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Sète – Un spectacle pour des enfants au Théâtre Molière en toute illégalité !

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Théâtre Molière Sète

Scène surréaliste mardi après-midi au Théâtre Molière à Sète. Des enfants ont participé à un spectacle en pleine crise sanitaire alors que la loi l’interdit.

Acte de résistance ? C’est vraisemblablement ce qui s’est passé ce mardi à Sète. Des enfants ont été utilisés et mis en danger pour faire valoir un acte de désobéissance. 

La préfecture de Montpellier n’a pas donné d’autorisation

Joint par notre rédaction la Préfecture de Montpellier nous explique avoir été contactée le 05 Janvier 2021 par mail concernant l’organisation d’un spectacle en séance scolaire.

Antoine Champenois directeur administratif et financier du Théâtre Molière de Sète explique dans sa demande par mail que « le théâtre de Sète Molière étant équipé d’une salle de spectacle de type L pour l’accueil des groupes scolaires et périscolaires, nous présentons dans ce cadre le spectacle -S’assurer de ses propres murmures- en séance scolaire le mardi 12 janvier 2021 à 15h00 ».

Il ajoute dans son mail que le Théâtre Molière a fixé « la jauge maximale à 407 places sur une jauge totale effective de la salle de 812 places. »

La préfecture de l’Hérault est catégorique dans sa réponse par mail le lendemain matin soit 6 jours avant la tenue du spectacle, « les salles de spectacle sont bien fermées à tous les publics (…), votre théâtre ne peut pas accueillir actuellement de public ». Un rappel à la loi et du décret en vigueur est bien expliqué dans le mail envoyé par la Préfecture de l’Hérault à Antoine Champenois.

Le mardi 12 janvier 2021 à 15h00 le spectacle a quand même eu lieu au Théâtre Molière à Sète.

Manipulation ?

Visiblement les directeurs, professeurs, élus, parents et enfants ont tous été manipulés. 

D’après nos informations le Théâtre Molière affirme détenir un document de la Préfecture de l’Hérault qui autorise l’ouverture du théâtre aux enfants. Ce qui semble totalement faux.

Est-ce cette autorisation imaginaire qui a servi à convaincre les directeurs de mettre en danger ces enfants ? 

La Ville de Sète et Sète Agglopôle Méditerranée que nous avons contacté n’était pas non plus au courant de la tenue de ce spectacle mardi.

Devant ces graves manquements Corinne Azaïs maire adjointe à la jeunesse et l’éducation de la Ville de Sète n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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16 Commentaires

1 Commentaire

  1. Riri

    14 janvier 2021 at 19 h 19 min

    Ci mon fils aurait été dune façon ou d’une autre je porte plainte à qui de droit. En revanche ils ne s’empressaient pas de mettre de Pv lors du confinement le maire et totalement responsable des actes qui ont été malhonnête pour leurs part.

  2. Corraze

    14 janvier 2021 at 22 h 03 min

    Ce n’est pas du tout un acte illégal ! Les théâtres sont autorisés à recevoir les scolaires ! S’il vous plait vérifiez vos informations, et ne rajoutez pas d’huile sur le feu !
    « Est-ce cette autorisation imaginaire qui a servi à convaincre les directeurs de mettre en danger ces enfants ?  »
    Mais comment pouvez-vous écrire des choses pareil ? C’est leur coller un masque sur le nez 8 heures par jour qui les met en danger ! pas d’aller voir un spectacle au théâtre !!!

  3. Sabrina

    15 janvier 2021 at 3 h 20 min

    Bonjours

    En pleine crise sanitaire, les autorités doivent montré l’exemple , et surtout au enfants.

    La préfecture a refusé l’autorisation,
    c’est une mise en danger de la vie d’autrui.

    Mai vous vivez sur quelle planète a sète.

    Bande inconscients…

    Ouvrons donc les commerces alors bande de malade.

  4. Kamel

    15 janvier 2021 at 3 h 26 min

    Corinne azaïs

    Si elle pouvait faire un communiqué pour dire que tous sela et faux elle aurait fait,

    mai bon vaut gosse sont mise en danger et personne ne dit rien …

    Merci le singulier du travaille effectuer a dénoncé c’est racaille au pouvoir…

    Si mon fils aurait était présent, les responsables aurait prit un coup de pied au cu je vous le garantis

  5. N

    16 janvier 2021 at 10 h 57 min

    Non mais attendez, vous croyez vraiment que les enfants sont dans ce théâtre plus en danger qu’en salle de classe ou à la cantine ? Ils ont les masques de la même façon et je ne vois aucune différence entre les deux cas. De plus le théâtre a en général plus d’espace donc plus de brassage de l’air. Et que les métros/églises soient ouverts mais pas les salles de spectacle, ça n’a aucun sens !

  6. Peter

    16 janvier 2021 at 11 h 23 min

    Je suis allé au théâtre ce mardi pour y accompagner la classe de mon petit garçon, il se trouve en effet que le respect des gestes barrières y été fait de telle sorte que je pense que l’ensemble des administrations (telle que la préfecture ou autre Mairie) devrait en prendre de la graine !
    Une qualité de personnel disponible et nombreuse, a permis en accord avec les lois liberticides du moment et avec l’idée de la protection des personnes (gel mis a disposition, voire sollicité, distance entre les enfants et même entre les écoles,chemin à sens unique, une classe par Rangé borné par des adultes, …) de voir un spectacle de qualité.
    Aucun supermarché, aucune école, pas un tribunal n’est en mesure d’en faire autant, ni même la compagnie de bus affiliée au conseil Départemental qui a transporté les enfants d’une commune voisine et qui collabore visiblement à ce soit disant acte illégal …
    Un acte de résistance passive qui respecte la loi comme l’ouverture d’une salle de Judo et qui devrait permettre à d’autre théâtre encore d’ouvrir à nos enfants pour leur laisser une chance d’avenir cultuel !
    En remerciant bien entendue le préfet de Montpellier qui visiblement tente de faire appliquer la loi en postant des E-mail, à la prochaine séance invitez le SVP .

  7. Paulc

    16 janvier 2021 at 14 h 07 min

    la désobéissance civile en temps de dictature sanitaire est salutaire

  8. Daniel P

    17 janvier 2021 at 19 h 39 min

    Dans le Midi Libre aujourd’hui :

    Le service communication de la préfecture de l’Hérault confirme « le déroulement de ce spectacle » et affirme que la préfecture a bien donné l’autorisation pour l’organisation d’une représentation « sans savoir qu’il s’agissait d’un théâtre. Il y a eu une confusion de la part de nos services due à une erreur d’interprétation. L’autorisation a été donnée par erreur ». « Nous avons fait, depuis, un rappel explicatif sur la réglementation auprès des élus comme des professionnels », poursuit la porte-parole de la préfecture ajoutant :
    « Tout est compliqué en ce moment, »
    I.J.

    Un mea culpa, cher Singulier ???

    • Le Singulier

      17 janvier 2021 at 19 h 49 min

      Bonsoir, merci pour votre message. Article pour demain. Mais malheureusement ce n’est pas un mea culpa ☺️
      À demain..

      Bonne Soirée.
      Le Singulier

  9. Julie

    19 janvier 2021 at 15 h 37 min

    Puant cet article ! A vomir !

  10. Camille

    19 janvier 2021 at 17 h 37 min

    En quoi les enfants ont-ils été mis en danger ? Pouvez-vous étayer scientifiquement votre argument ? Ces enfants sont tous les jours à l’école, ne respectent pas les distances sanitaires dans les classes alors qu’au théâtre oui !

  11. M Etche

    19 janvier 2021 at 18 h 34 min

    Il est tout à fait sain que les enfants puissent assister à un spectacle de Théâtre dans une salle où ils risquent moins que dans leurs classes, du moment que les protocoles ont été respectés. Ridicule qu’un journal verse de l’huile sur le feu. Les commerces, les transports, les églises sont ouverts.

  12. Mona

    20 janvier 2021 at 4 h 29 min

    Le singulier ou la gestapo en temps de crise sanitaire, abject article !

  13. Nicolas Mathis

    20 janvier 2021 at 10 h 19 min

    Cet article est tout simplement mensonger
    1) la préfecture avait donné son autorisation à la tenue de ce spectacle
    2) L’équipe artistique et le théâtre n’étaient absolument pas dans une démarche de désobéissance … comment pourriez-vous imaginer une telle responsabilité en faisant venir 400 enfants ? C’est tout simplement insultant

    Vous êtes la honte du journalisme, Des petits minables à la recherche de sensationnel sur le dos des autres

    Pour information je suis le directeur artistique de la compagnie qui a joué ce jour là
    Je vous méprise profondément

  14. Anonyme

    1 février 2021 at 21 h 16 min

    super

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France Inter: Adèle Van Reeth visée par une motion de défiance de la rédaction

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France Inter: Adèle Van Reeth visée par une motion de défiance de la rédaction

La directrice de France Inter, Adèle Van Reeth, est visée par une motion de défiance de la rédaction, au lendemain de l’annonce du remplacement de Yaël Goosz par Patrick Cohen comme éditorialiste politique de la matinale.

« C’est avec consternation et colère que nous avons appris par la presse que la direction de France Inter avait décidé de retirer l’éditorial politique du matin à Yaël Goosz » qui pourtant « a fourni un travail exemplaire, fiable, indépendant », explique ce texte. Yaël Goosz reste chef du service politique de France Inter mais devra laisser sa place à Patrick Cohen – qui avait présenté la matinale de 2010 à 2017 – pour l’édito politique de 07h44.

Dans cette motion, les signataires (80% des 95 journalistes de la rédaction) dénoncent une décision « d’une brutalité inouïe en termes de management ». « Ce n’est pas une motion contre Patrick Cohen », tient à préciser un journaliste signataire qui préfère rester anonyme, mais bien contre « un choix incompréhensible et des méthodes violentes » de la direction, la rédaction ayant selon lui appris la nouvelle « dans la presse » mercredi.

Selon France Inter mercredi, Yaël Goosz doit se voir proposer un autre créneau pour intervenir sur la grille, qui reste à déterminer. Les signataires de la lettre dénoncent « bien d’autres décisions incompréhensibles prises par la directrice de France Inter ces derniers mois » et l’impossibilité à « continuer à lui faire confiance pour diriger cette radio ».

Le licenciement de Guillaume Meurice pour « faute grave », après qu’il a répété à l’antenne ses propos polémiques sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et « l’affaiblissement » puis l’arrêt de son émission à succès « Le grand dimanche soir », font partie de ces désaccords entre rédaction et direction, précise le journaliste sous couvert d’anonymat. Il déplore une « difficulté récurrente (de la direction) à dialoguer, entendre, écouter une rédaction qui fonctionne et qui donne des résultats ».

Jeudi, la direction n’a pas souhaité faire de commentaire. En dépit des turbulences, France Inter a largement conservé son statut de première radio du pays avec 6,85 millions d’auditeurs chaque jour d’avril à juin, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi.

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MeToo cinéma: le parquet requiert la mise en examen de Benoît Jacquot pour viols

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MeToo cinéma: le parquet requiert la mise en examen de Benoît Jacquot pour viols

Le mouvement #MeToo continue de secouer le cinéma français. Le parquet de Paris a requis la mise en examen de Benoît Jacquot pour viols et examine les accusations contre Jacques Doillon, marquant une nouvelle étape dans la lutte contre les violences sexuelles.

L’étau judiciaire se resserre dans une enquête-phare du #MeToo français visant deux cinéastes : le parquet de Paris a requis la mise en examen pour viols de Benoît Jacquot et réfléchit aux « suites à donner » aux accusations visant Jacques Doillon.

Les deux hommes, qui réfutent les accusations les visant, étaient en garde à vue depuis lundi à la brigade de protection des mineurs. Après y avoir passé une nouvelle nuit, Benoît Jacquot, 77 ans, est présenté mercredi à un juge d’instruction, qui doit trancher sur sa mise en examen ou non.

Le parquet a indiqué avoir demandé cette mise en examen pour « viol, agression sexuelle et violences, susceptibles d’avoir été commis entre 2013 et 2018 » au préjudice de l’actrice Julia Roy et pour « viol sur mineur par personne ayant autorité, viol par concubin, susceptibles d’avoir été commis entre 1998 et 2000, et en 2007 » au préjudice de l’actrice Isild Le Besco. Le ministère public a aussi requis son placement sous contrôle judiciaire.

L’avocate de Benoît Jacquot, Me Julia Minkowski, n’a pas souhaité commenter à ce stade. Lundi, elle avait déploré des « atteintes incessantes » à la présomption d’innocence de son client.

L’actrice Julia Roy, quarante-deux ans de moins que Benoît Jacquot et qui a joué dans quatre de ses films de 2016 à 2021, a évoqué « un contexte de violences et de contrainte morale qui a duré plusieurs années », dans sa plainte le visant et dénonçant des viols et des agressions sexuelles, selon une source proche du dossier.

La comédienne Isild Le Besco, aujourd’hui âgée de 41 ans, a tourné six films avec Benoît Jacquot qu’elle a rencontré quand elle avait 16 ans et l’accuse de violences sexuelles, psychologiques et physiques. « Je crois que Benoît n’est pas un homme qui souhaite faire du mal sciemment. Je ne le vois pas étrangler une femme par plaisir en pleine conscience, comme d’autres hommes le font. Benoît, c’est autre chose: il a cette volonté de pouvoir absolu, de contrôle », a-t-elle estimé dans un entretien mercredi au magazine Elle.

L’autre mis en cause, Jacques Doillon, a lui vu sa garde à vue levée mardi soir « pour des raisons médicales », a expliqué le parquet de Paris. Le réalisateur et producteur, 80 ans, a été relâché sans poursuites à ce stade, le ministère public devant encore définir « les modalités des suites à donner » le concernant. Son avocate, Me Marie Dosé, n’a pas souhaité réagir.

« Dans les deux procédures, les plaignantes qui ont dénoncé des faits qui ne figurent pas dans la prévention retenue seront contactées personnellement », a souligné le parquet.

L’enquête préliminaire a été déclenchée après la plainte déposée par une autre actrice, Judith Godrèche, contre les deux cinéastes, qui contestent les accusations. Âgée de 52 ans, l’actrice a accusé publiquement début février Benoît Jacquot de viols puis Jacques Doillon d’agression sexuelle, déclenchant une nouvelle tempête dans le cinéma français, jusqu’à ébranler la cérémonie des César ou le Festival de Cannes.

« Nous prenons acte du défèrement de Benoît Jacquot devant un juge d’instruction pour des faits de même nature que ceux commis à l’encontre de Judith Godrèche dont les faits sont, pour ce qui la concerne, prescrits », a réagi le conseil de l’actrice, Me Laure Heinich.

« Ces plaintes sont non prescrites. La période que j’ai dénoncée est prescrite. Mais je me sens entendue à travers cette décision », a abondé Judith Godrèche dans une publication sur Instagram. « Rien ne s’efface. Rien n’est réparé. Que la loi s’empare de celui qui faisait sa loi sur nous », a-t-elle insisté. « J’apprends également que le parquet n’a pas encore pris de décision concernant Jacques Doillon. Toutes ses victimes et moi-même retenons notre souffle. Notre espoir persiste. »

Une commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le cinéma, l’audiovisuel, le spectacle vivant, la mode et la publicité a débuté ses travaux en mai, stoppés net après la dissolution le 9 juin de l’Assemblée nationale.

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans

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Décès : La chanteuse Françoise Hardy est morte à l'âge de 80 ans

La chanteuse française Françoise Hardy est morte à l’âge de 80 ans, a annoncé son fils Thomas Dutronc mardi soir sur Facebook. L’icône des sixties à l’aura internationale était atteinte du cancer depuis 2004.

Avec le départ de Françoise Hardy, décédée à l’âge de 80 ans, c’est une artiste discrète, icône des sixties et figure de la chanson française à l’aura internationale, qui disparaît.

Son fils Thomas Dutronc a annoncé son décès mardi 11 juin au soir sur ses réseaux sociaux. « Maman est partie », a-t-il mis en ligne, avec une photo de lui enfant, auprès de sa mère. Dans le classement 2023 des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps du magazine américain Rolling Stone, Françoise Hardy était l’unique représentante de la France.

Le cancer était apparu dans sa vie dès 2004, prenant plusieurs formes et lui faisant vivre un cauchemar. L’artiste avouait ainsi en 2023 qu’elle voulait « partir bientôt et de façon rapide, sans de trop grosses épreuves, comme l’impossibilité de respirer ». Elle s’affichait pro-euthanasie, déclarant : « Laisser quelqu’un d’incurable avoir des souffrances insupportables jusqu’à ce que mort s’ensuive est inhumain. »

Quels souvenirs resteront ? Son tube « Tous les garçons et les filles », sa voix délicate, le couple people intriguant qu’elle forma avec Jacques Dutronc… Mais pas seulement. C’était aussi l’ambassadrice d’une élégance française et pop à l’international, un « idéal féminin » pour Mick Jagger, figure fantasmée pour Bob Dylan ou David Bowie.

Tout commence donc en 1962 avec ce hit instantané – plus de deux millions d’exemplaires vendus – « Tous les garçons et les filles », qu’elle a écrit et composé, fait rare à l’époque. Elle a 18 ans, c’est son premier disque. Françoise Hardy, toute en contradictions, est là : elle perce en pleine vague yéyé, mais ne correspond pas vraiment à cette étiquette. Dans cette période insouciante, sa mélancolie tranche : « Oui mais moi, je vais seule par les rues, l’âme en peine / Oui mais moi, je vais seule, car personne ne m’aime. »

Son physique androgyne et sa retenue sont également loin des formes et de l’exubérance d’une Brigitte Bardot. Mais elle préfigure les mannequins longilignes qui envahiront bientôt les podiums. Et elle fait rapidement la Une des magazines, photographiée en France par son petit ami de l’époque, Jean-Marie Périer, à l’international par le célèbre William Klein. Elle a les cheveux longs, une frange – qu’elle gardera plus tard avec sa coupe à la garçonne – et porte à merveille les robes à lamelles, futuristes, signées Paco Rabanne.

Sa grande histoire d’amour s’appelle donc Dutronc, qui vient lui aussi de secouer les charts avec « Et moi, et moi, et moi » (1966). Ils auront un enfant, Thomas, lui-même devenu chanteur. Mais leur relation est source de désillusions entre les infidélités de l’auteur des « Playboys » – liaison avec Romy Schneider – et la distance qu’il impose à celle qui devient sa femme. Dans leur immeuble parisien, avant la séparation (sans divorce) ils vivent ainsi dans deux étages distincts…

Cette vie conjugale douce-amère imprègnera toute son œuvre, de « Message personnel », immense succès de 1973, composé avec Michel Berger, à « Personne d’autre », titre du dernier album éponyme en 2018. Parmi les autres pépites, on peut, entre autres, citer « Mon amie la rose » (1964) ou « Comment te dire adieu » écrit par Serge Gainsbourg (1968). Ce morceau est une adaptation de « It hurts to say goodbye » de l’Américaine Margaret Whiting. Mais c’est la version Hardy que reprendra sur une rythmique dance Jimmy Somerville, l’ancien leader de Bronski Beat, vingt ans plus tard.

L’album « La question », ovni réalisé avec la Brésilienne Tuca, est l’un des disques de chevet d’Étienne Daho, admirateur devenu ami de la chanteuse aux cheveux couleur neige, l’âge venu. « Le temps de l’amour » résonne dans le film « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson et Morrissey, ex-leader de The Smiths ne passe pas une interview sans la citer. Pas mal pour une jeune Parisienne élevée avec sa sœur par une mère seule, qui n’a eu sa première guitare qu’à 16 ans et a poussé pour la première fois la porte d’une maison de disques après une petite annonce lue dans la presse.

« Toute ma vie, j’ai été à l’affût des belles mélodies. En écouter me met au septième ciel », confiait-elle en 2018. Les plus beaux thèmes mélodiques sont toujours mélancoliques ou romantiques. Elle disait aussi que chanter ne lui était pas naturel et a rapidement abandonné la scène.

Cette férue d’astrologie parlait sans détour de son cancer et de l’idée de la fin. « La mort n’est que celle du corps, lequel est d’essence matérielle. En mourant, le corps libère l’âme qui est d’essence spirituelle. Mais il n’en reste pas moins que la mort du corps est une épreuve considérable et je l’appréhende autant que tout le monde », exposait-elle.

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