France
Projectiles et huées : séquence agitée pour Zemmour auprès de toxicomanes et migrants


Le candidat d’extrême droite Eric Zemmour a été visé par une bouteille d’eau, des projectiles et une série d’insultes vendredi lors d’une visite médiatique agitée Porte de la Villette à Paris au milieu de toxicomanes et de migrants.
En direct plus d’une heure sur CNews, avec un bandeau sur l’écran « Eric Zemmour au milieu des toxicomanes », le candidat à la présidentielle a réalisé une visite surprise dans un quartier sinistré par le crack et où il a échangé avec des riverains excédés.
« On est dans une enclave étrangère, c’est une évidence… La plupart des gens n’ont rien à faire ici », a insisté Eric Zemmour, devant un campement de fortune ou à quelques mètres d’un toxicomane installé dans une poubelle.
L’ancien polémiste de CNews a été visé par une bouteille d’eau, perdant ses lunettes au passage. « Mes lunettes, mes lunettes… C’est ça Paris aujourd’hui, c’est ça la France aujourd’hui », a-t-il estimé.
D’autres projectiles l’ont visé, dont un oeuf, ainsi que de nombreux doigts d’honneur et insultes.
Le candidat Reconquête! s’en est pris à « l’immigration folle ». « Je vous débarrasserai de ces gens, c’est la seule solution, il n’y en a pas plusieurs », a-t-il dit, avant de préciser parler de l’expulsion des délinquants étrangers.
« C’est apocalyptique, voilà ce que ce sera la France partout dans dix ans », a-t-il dit devant le campement.
Lors d’un échange apaisé avec une toxicomane née en Haïti et arrivée en France avec ses parents, il a souligné qu’elle devait « d’abord se soigner » de son addiction.
Cette femme a expliqué « ne connaître que la France » et a demandé « de ne pas mettre tout le monde dans le même sac ».
Plusieurs riverains ont souligné la dégradation du quartier, listant des « agressions sexuelles », des violences, des vitres de voiture cassées ou la chute du prix de l’immobilier. L’un d’entre eux a indiqué qu’il voterait pour Eric Zemmour
Le « collectif anti-crack 93 » a pour sa part dénoncé une visite « à des fins électorales ».
Fin septembre, la préfecture de Paris a décidé d’expulser les toxicomanes du quartier des jardins d’Éole, dans le nord-est de la capitale, pour les repousser sur ce site en bordure du périphérique.
Construit dans la foulée pour obstruer un tunnel et ainsi censé empêcher le passage des usagers du crack vers la banlieue, le mur – baptisé « mur de la honte » par ses détracteurs – reste érigé. Eric Zemmour s’est rendu devant.





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