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Nice sonne l’alerte pour les océans : des avancées, mais des défis immenses

Le sommet international s’est clos sur des engagements concrets pour la haute mer, mais les financements et la lutte contre les énergies fossiles restent en suspens.
La conférence des Nations unies sur les océans, organisée à Nice, a pris fin avec des résultats contrastés. Si l’adoption du traité sur la protection de la haute mer a été saluée comme une avancée majeure, les promesses financières et les mesures contre les industries extractives sont restées timides. Une soixantaine de dirigeants mondiaux ont participé à ces discussions, marquées par des prises de position fermes, mais aussi par des lacunes persistantes.
L’un des points forts de ce sommet a été la ratification accélérée du traité international visant à encadrer les activités en haute mer, au-delà des zones économiques exclusives. Bien que le seuil des 60 ratifications nécessaires à son entrée en vigueur n’ait pas encore été atteint, les participants se sont montrés optimistes quant à une finalisation prochaine. Cette dynamique pourrait permettre, dès l’année prochaine, la création des premières aires marines protégées dans ces espaces jusqu’alors peu régulés.
Sur le front de l’exploitation minière des fonds marins, les déclarations ont été sans équivoque. Plusieurs chefs d’État ont dénoncé les risques écologiques liés à l’extraction des nodules polymétalliques, qualifiant ces pratiques de « prédatrices ». Cependant, malgré ces condamnations verbales, le nombre de pays soutenant un moratoire n’a que légèrement augmenté, laissant entrevoir des divisions persistantes au sein de la communauté internationale.
Du côté des aires marines protégées, plusieurs nations ont annoncé des extensions ou des renforcements de leurs zones de conservation. Toutefois, les ambitions affichées par certains États, dont la France, ont été jugées insuffisantes par les organisations environnementales. Par ailleurs, l’absence de mention explicite des énergies fossiles dans le texte final a suscité des critiques, notamment de la part des représentants des îles vulnérables, directement menacées par la montée des eaux.
Enfin, la question du financement reste un point noir. Les sommes nécessaires pour atteindre les objectifs de protection des océans d’ici 2030, estimées à près de 175 milliards de dollars, n’ont pas trouvé de réponse concrète lors de ce sommet. Un silence qui rappelle une nouvelle fois l’écart entre les déclarations d’intention et les engagements financiers réels.

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