Économie
Nice sonne l’alarme contre le pillage des océans
La communauté internationale se mobilise pour contrer l’exploitation sauvage des fonds marins, face aux appétits économiques menaçant la biodiversité.
Alors que les projets d’extraction minière en eaux profondes se multiplient, une coalition de dirigeants s’est réunie à Nice pour défendre une approche multilatérale de la protection des océans. L’événement, organisé sous l’égide de l’ONU, a rassemblé des représentants de près de soixante nations, dont de nombreux États insulaires et latino-américains, particulièrement vulnérables aux conséquences de cette ruée vers les métaux sous-marins.
Les débats ont été marqués par des prises de position fermes contre l’exploitation anarchique des grands fonds. « Les abysses ne sont pas une zone de non-droit », a martelé l’hôte des lieux, dénonçant une course effrénée aux ressources sans maîtrise des impacts écologiques. Cette critique visait implicitement les initiatives unilatérales, comme celle envisagée par les États-Unis dans le Pacifique, où des gisements de nickel et d’autres métaux stratégiques attisent les convoitises.
Plusieurs pays ont annoncé des mesures concrètes pour renforcer la préservation marine. La Polynésie française s’est engagée à créer la plus vaste réserve marine au monde, tandis que d’autres, comme l’Espagne ou le Brésil, ont étendu leurs zones protégées. Parallèlement, des restrictions sur le chalutage profond ont été actées dans plusieurs régions, bien que les défenseurs de l’environnement jugent ces avancées encore insuffisantes au regard des objectifs internationaux.
Le traité sur la haute mer, pierre angulaire des discussions, approche désormais des soixante ratifications nécessaires à son entrée en vigueur. Ce texte historique vise à encadrer les activités dans les eaux internationales, au-delà des juridictions nationales. Pourtant, malgré ces progrès, les experts restent sceptiques : les engagements actuels ne permettraient d’atteindre que 12 % d’aires marines protégées d’ici 2030, loin de l’objectif des 30 % fixé par la communauté scientifique.
Face à l’urgence, les petits États insulaires ont rappelé avec force leur dépendance vitale à la santé des océans. Leur message est clair : sans un effort accru des nations industrialisées, notamment en matière de financement et de transfert de technologies, les promesses risquent de rester lettre morte. La conférence de Nice aura au moins eu le mérite de mettre en lumière ce paradoxe : alors que les océans recèlent des solutions pour le climat, leur exploitation irraisonnée pourrait précipiter leur déclin.
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