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Le maire de Saint-Étienne face à la justice pour une affaire de chantage à la vidéo intime

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L’élu, jugé avec d’anciens collaborateurs, est accusé d’avoir ourdi un complot pour neutraliser un rival politique. Le procès s’ouvre dans un climat de tensions préélectorales.

Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, comparaît cette semaine devant le tribunal judiciaire de Lyon, dans une affaire aux ramifications complexes mêlant vie privée, manœuvres politiques et détournements de fonds publics. L’élu, exclu des Républicains, est poursuivi pour chantage, association de malfaiteurs et usage frauduleux de deniers publics.

Les faits remontent à 2015, lorsqu’une vidéo intime filmée à l’insu de Gilles Artigues, alors premier adjoint, a circulé dans l’entourage municipal. Selon l’accusation, cette séquence aurait été utilisée pour contenir les velléités d’autonomie de l’élu centriste, perçu comme un rival potentiel. L’enquête, ouverte après une plainte de M. Artigues, a mis au jour un système organisé visant à compromettre plusieurs personnalités locales.

Plusieurs anciens collaborateurs du maire sont également sur le banc des prévenus, dont son ex-directeur de cabinet et un ancien adjoint. Les investigations ont révélé que le financement de l’opération aurait été assuré via des subventions municipales détournées, d’un montant avoisinant 40 000 euros, transitant par des associations servant d’écrans.

L’instruction a notamment permis d’établir que la mise en place du dispositif – incluant l’embauche d’un escort et l’installation d’une caméra dissimulée – avait reçu l’aval implicite de l’édile. Les conversations interceptées et les auditions des protagonistes ont dessiné les contours d’une stratégie délibérée de neutralisation politique.

Malgré la gravité des charges, M. Perdriau maintient son innocence et dénonce une instruction partiale. Il affirme vouloir se représenter aux municipales de 2026 et redouter que cette affaire n’obère sa campagne. Le verdict, attendu dans les prochaines semaines, pourrait conditionner l’avenir politique de plusieurs figures publiques stéphanoises.

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