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Le Festival d’Angoulême à l’heure des recompositions

L’événement mondial de la bande dessinée connaît une période de transition institutionnelle marquée, alors que les acteurs publics et professionnels s’accordent pour repenser son modèle de gouvernance.
La structure organisatrice du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême traverse une période de remise en question profonde. Les financeurs publics et les représentants de la profession ont exprimé leur volonté commune d’instaurer un nouveau cadre pour la gestion future de la manifestation. Cette évolution intervient après plusieurs mois de tensions autour des modalités d’organisation.
La société 9eArt+, en charge de l’événement depuis près de deux décennies, a fait l’objet de vives critiques concernant sa gestion. Des allégations portant sur des aspects financiers et managériaux ont circulé dans la presse spécialisée, alimentant les débats au sein de la communauté artistique. Une procédure judiciaire distincte concerne par ailleurs le licenciement d’une ancienne salariée, dont la situation a été médiatisée.
Face à ces développements, plusieurs auteurs et éditeurs ont évoqué la possibilité d’un boycott pour l’édition 2026. Les institutions publiques, qui contribuent pour près de la moitié au budget du festival, ont alors exercé leur influence pour impulser des changements structurels. Leur intervention a conduit à l’annonce d’une nouvelle procédure de sélection pour l’organisateur à compter de 2027.
L’association ADBDA, qui rassemble pouvoirs publics et professionnels, se voit confier un rôle central dans cette transition. Sa gouvernance sera révisée pour mieux intégrer les différents acteurs de la chaîne du livre. Les collectivités territoriales soutiennent cette approche collaborative, y voyant l’opportunité d’établir des bases plus solides pour l’avenir de l’événement.
La prochaine édition du festival, prévue début 2026, constituera une étape importante dans ce processus de refondation. Si des incertitudes persistent quant au retour au calme complet dans les relations entre les parties prenantes, les récentes décisions semblent marquer un tournant dans l’histoire institutionnelle de cette manifestation culturelle majeure.

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