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Le but qui divise le Mondial

L’Angleterre s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde. Mais depuis, une question hante le football

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Le but qui divise le Mondial

L’Angleterre s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde. Mais depuis, une question hante le football

Le quart de finale entre l’Angleterre et la Norvège (2-1) a laissé des traces. Samedi à Miami, Jude Bellingham a inscrit un doublé décisif, dont une égalisation juste avant la pause qui fait débat. Sur cette action, le gardien norvégien dégage le ballon. Mais au lieu de s’éloigner, le cuir retombe dans les pieds d’Elliot Anderson, qui lance Bellingham.

Les joueurs norvégiens avaient déjà protesté. Ils criaient que le ballon avait touché le câble d’une caméra suspendue au-dessus du stade. L’arbitre Clément Turpin n’a pas sifflé, et la VAR a validé le but. Mais une animation 3D publiée par la BBC change la donne. Elle montre le ballon dévier sa trajectoire après un contact avec le câble. Problème. La BBC s’est appuyée sur les données officielles de la FIFA, mais sans les capteurs du ballon.

La FIFA contre-attaque. Son porte-parole assure que le capteur intégré au ballon n’a enregistré aucun pic anormal. Selon l’instance, rien ne prouve que le cuir a touché le câble. Une technologie déjà contestée lors de l’annulation d’un but croate plus tôt dans le tournoi. Mais pour Thomas Bull Andersen, professeur spécialiste du football à l’université d’Aarhus, l’argument ne tient pas. Il explique que l’absence de preuve n’est pas une preuve d’absence. Le sélectionneur norvégien Stale Solbakken reste catégorique. Pour lui, le ballon est tombé droit devant le banc, le contact est réel.

Cette polémique relance le débat sur la fiabilité de la technologie au service de l’arbitrage. L’Angleterre est en demi-finale, mais l’ombre de ce but plane. Si la Norvège avait obtenu un entre-deux, le scénario du match aurait pu basculer. Pour l’instant, les Three Lions avancent, mais la question reste sans réponse claire.

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