Économie
Le budget de la Sécurité sociale, un casse-tête parlementaire à haut risque
Les députés reprennent ce mardi l’examen d’un texte budgétaire crucial, dont l’adoption reste suspendue à des compromis improbables entre une majorité divisée et une gauche elle-même éclatée.
L’Assemblée nationale entame une nouvelle phase décisive dans l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. L’issue du scrutin, prévu pour le 9 décembre, apparaît des plus incertaines, tant les clivages persistent au sein de la coalition gouvernementale et à gauche. Les parlementaires devront trancher sur des sujets sensibles, des retraites au déficit de l’assurance-maladie, dans un contexte où chaque voix peut s’avérer déterminante.
L’adoption du texte constituerait un succès notable pour l’exécutif, contraint par l’absence de majorité absolue à faire du Parlement l’acteur central des négociations budgétaires. À l’inverse, un rejet serait perçu comme un sérieux revers pour sa méthode. La porte-parole du gouvernement a tenté de désamorcer les réticences en soulignant qu’un vote favorable ne signifierait pas un soutien politique à l’équipe en place.
Les discussions s’engagent sur la base de la version remaniée par le Sénat, laquelle a notamment écarté la suspension de la réforme des retraites, une mesure pourtant acquise en première lecture grâce à un accord avec les socialistes. Le temps presse, car si l’Assemblée a le dernier mot, la marge de manœuvre pour modifier substantiellement le texte en dernière lecture sera très réduite.
L’équation parlementaire est complexe. Au-delà des groupes traditionnellement alliés au gouvernement et du Parti socialiste, dont le vote est jugé pivot, l’abstention des écologistes et des communistes est activement recherchée. La situation est d’autant plus fragile que des franges de la majorité, comme le groupe Horizons, pourraient s’abstenir ou voter contre, une défection qui rendrait l’adoption pratiquement impossible.
La droite républicaine, quant à elle, n’a pas encore arrêté sa position finale, mais des voix influentes en son sein se montrent hostiles à toute remise en cause de la réforme des retraites. Le ton monte déjà entre les différents camps, le premier secrétaire du PS fustigeant des prises de position qu’il qualifie de démagogiques et motivées par des ambitions présidentielles.
Les débats, qui porteront sur près d’un millier d’amendements, promettent d’être vifs, notamment sur la taxation du capital via la CSG, un point âprement discuté, et sur le doublement des franchises médicales, une mesure dénoncée comme injuste par les écologistes. Les députés devraient par ailleurs rétablir l’indexation des minimas sociaux et des petites pensions sur l’inflation, et tenter de réintroduire la suspension de la réforme des retraites.
Ces ajustements, s’ils sont adoptés, alourdiraient mécaniquement le déficit de la Sécurité sociale, le portant au-delà de la limite de vingt milliards d’euros souhaitée par le Sénat, et plus proche des vingt-quatre milliards retenus initialement par l’Assemblée. Le gouvernement met en garde contre un déficit qui pourrait approcher les trente milliards en l’absence de budget voté.
Face à ces difficultés, l’éventualité d’utiliser l’article 49.3 pour faire adopter le texte sans vote a été évoquée par certains, arguant que cette procédure faciliterait la position des socialistes ou de la droite. Cette piste est cependant écartée par l’entourage du Premier ministre, qui affirme privilégier la voie du compromis parlementaire. Une méthode que d’autres estiment être la seule responsable, par opposition à ce qu’ils considèrent comme une facilité.
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