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L’affaire Leprince : la Cour de révision examine une nouvelle demande de procès
La plus haute instance judiciaire française se penche sur la requête de Dany Leprince, condamné en 1997 pour le massacre de quatre membres de sa famille. Un nouvel examen de ce dossier emblématique, marqué par des revirements et des zones d’ombre persistantes.
La Cour de révision et de réexamen, une formation spéciale de la Cour de cassation, étudie ce jeudi la demande de Dany Leprince, un homme de 69 ans condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour un quadruple meurtre survenu en septembre 1994 dans la Sarthe. L’intéressé, qui a toujours nié les faits, espère obtenir l’annulation de sa condamnation et la tenue d’un nouveau procès. Une telle issue reste exceptionnelle dans le paysage judiciaire français.
En 2011, la même juridiction avait rejeté une précédente requête, ordonnant le retour en prison de Dany Leprince, alors libéré après la levée de sa période de sûreté. Aujourd’hui libre, il avait passé dix-huit années derrière les barreaux. L’audience publique de ce jeudi devrait aboutir à une décision mise en délibéré, après les plaidoiries des parties.
L’avis consultatif de l’avocat général, rendu avant l’audience, s’est prononcé en faveur d’un nouveau procès. Selon ses conclusions, des éléments inédits et ignorés au moment du jugement initial justifient un réexamen contradictoire. Il a notamment évoqué les zones d’ombre qui subsistent dans ce dossier complexe.
Les faits remontent au 4 septembre 1994. Christian Leprince, son épouse et deux de leurs filles, âgées de 7 et 10 ans, avaient été poignardés à leur domicile de Thorigné-sur-Dué. Seule Solène, alors âgée de 2 ans, avait survécu. Dany Leprince, frère de la victime principale, avait d’abord avoué le meurtre avant de se rétracter, clamant depuis son innocence. Condamné en décembre 1997 par la cour d’assises de la Sarthe, il avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de vingt-deux ans, sans possibilité de faire appel, ce qui n’était pas autorisé pour les crimes de ce type avant 2001.
La nouvelle requête, déposée en 2021 par ses avocats, s’appuie sur des faits nouveaux. La commission d’instruction de la Cour a notamment relevé qu’une reconstitution organisée en 2023 avait mis en lumière une possible contradiction dans les déclarations de Célia Leprince, la fille de Dany. Cette dernière affirmait avoir vu son père frapper son frère le soir des meurtres. Pour les conseils de l’accusé, ces éléments inconnus de la cour d’assises lors du premier procès pourraient suffire à instaurer un doute sérieux sur sa culpabilité.
Les révisions de condamnations criminelles demeurent rarissimes en France. Moins d’une quinzaine de cas ont été recensés depuis 1945, ce qui souligne l’exceptionnalité de la procédure en cours.
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