Sports
Jeux Olympiques : Plus de 80% des Japonais contre les JO cet été (sondage)
Plus de 80% des Japonais sont opposés à l’organisation des Jeux olympiques cet été, selon un nouveau sondage publié lundi, à moins de 10 semaines de l’événement reporté l’an dernier à cause de la pandémie.
Cette enquête d’opinion a été réalisée par le quotidien Asahi après la décision du gouvernement japonais vendredi d’élargir l’état d’urgence sanitaire à neuf départements du pays, confronté à une quatrième vague d’infections au Covid-19 qui met son système de santé sous pression.
Le sondage révèle que 43% des personnes interrogées souhaitent l’annulation des Jeux et 40% un nouveau report. Ces chiffres sont en hausse par rapport aux 35% qui soutenaient l’annulation lors d’une enquête du même journal il y a un mois et aux 34% qui souhaitaient un nouveau report.
Seuls 14% sont favorables à la tenue des Jeux comme prévu cet été, contre 28% auparavant, selon ce sondage réalisé par téléphone auprès de 1.527 personnes.
Si les Jeux ont lieu, 59% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles ne voulaient pas de public, 33% étant favorables à une réduction du nombre de spectateurs et 3% à des Jeux avec une capacité normale dans les stades.
Depuis des mois, tous les sondages montrent qu’une majorité de Japonais s’opposent à la tenue des JO (23 juillet-8 août). Un autre sondage réalisé par l’agence de presse Kyodo et publié dimanche montre que 59,7% des personnes interrogées sont favorables à l’annulation des JO, bien qu’un nouveau report n’ait pas été cité comme option.
Les organisateurs des Jeux olympiques ne cessent de répéter que des mesures antivirus très strictes, y compris des tests réguliers sur les sportifs et l’interdiction de spectateurs venus de l’étranger, permettront aux JO de se tenir « en toute sécurité ».
Mais le sondage de Kyodo a révélé que 87,7% des personnes interrogées craignent que l’afflux de sportifs et de délégations ne propage le virus.
– « Un peu risqué » –
Takahiro Yoshida, un Tokyoïte de 53 ans interrogé par l’AFP, pense ainsi qu’il sera difficile d’organiser les Jeux. « Ce n’est pas un problème qui concerne uniquement le Japon. Les athlètes étrangers devraient également être inquiets, étant donné que la situation du Japon est mauvaise ».
Pour Ritsuko Fujita, 70 ans, « s’il est difficile d’annuler complètement les Jeux en raison d’une pénalité (financière) ou autre, nous pourrions dire que Tokyo va reporter les Jeux à avril de l’année prochaine ».
Sumiko Usui, 74 ans, fait aussi partie des partisans d’un nouveau report. « J’ai le sentiment que (le gouvernement et les autorités de Tokyo) essaient un peu de (faire passer les Jeux) en force, ce qui semble un peu risqué. Je me demande si on peut continuer comme ça. Je pense que nous devrions nous arrêter et réfléchir à nouveau ».
Interrogé sur les récents sondages, le porte-parole du gouvernement, Katsunobu Kato, a déclaré que le gouvernement allait « faire des efforts pour que la population japonaise comprenne que les Jeux de Tokyo se dérouleront de manière sûre ».
« Nous devons donner des explications sur les détails des mesures concrètes (concernant le coronavirus) », a-t-il ajouté, affirmant que les Jeux ne mettraient pas davantage de pression sur le système médical.
Le Japon a connu jusqu’ici une épidémie de Covid-19 moins importante que celle observée dans de nombreux pays, avec quelque 11.500 décès officiellement recensés depuis début 2020. Mais le gouvernement est sous le feu des critiques pour les retards dans son programme de vaccination.
Selon le sondage de Kyodo, 85% des personnes interrogées considèrent que ce programme est lent et 71,5% sont mécontentes de la façon dont le gouvernement gère la crise sanitaire.
Sports
JO d’hiver 2030 : les Alpes françaises, seule candidature retenue
La France est en passe d’organiser les Jeux olympiques d’hiver en 2030. Le CIO a écarté les autres candidatures en lice.
Les Alpes françaises sont en excellente position pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030, devenant ainsi la quatrième ville hôte de cet événement emblématique. Le Comité international olympique (CIO) a annoncé aujourd’hui que la France est la seule candidature retenue, marquant ainsi un moment historique dans l’histoire des Jeux olympiques d’hiver.
Le projet olympique, porté conjointement par les deux régions françaises d’Auvergne – Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, a réussi à convaincre la commission exécutive du CIO grâce à son dossier de candidature solide et à une présentation convaincante lors du grand oral de 45 minutes. Cette décision fait suite à des mois de préparation et de compétition intense entre plusieurs nations aspirantes à l’accueil des Jeux olympiques d’hiver 2030.
La France a une longue histoire de réussite dans l’organisation des Jeux olympiques d’hiver, avec des précédents à Chamonix en 1924, Grenoble en 1968 et Albertville en 1992. Le choix des Alpes françaises comme hôte des Jeux olympiques d’hiver 2030 est le fruit d’un projet ambitieux qui met en avant 95 % de sites existants, de Nice au Grand-Bornand, en passant par Courchevel Méribel, Val d’Isère et La Clusaz.
Malgré une concurrence sérieuse de la part de la Suède et de la Suisse, la France a réussi à l’emporter grâce à la qualité de son dossier de candidature et à la solidité de son projet. Les Scandinaves avaient précédemment candidaté pour les Jeux olympiques d’hiver 2026, qui finiront par se dérouler à Milan-Cortina d’Ampezzo en Italie. Cependant, face à la puissance et à la tradition des sports d’hiver en France, ces deux pays ont été contraints d’abandonner leur candidature.
La décision finale concernant l’attribution des Jeux olympiques d’hiver 2030 sera officialisée en juillet 2024 lors de la session du CIO à Paris, juste avant le début des Jeux Olympiques d’été. Si tout se passe comme prévu, les amoureux du sport du monde entier auront rendez-vous dans les Alpes françaises pour une nouvelle olympiade hivernale mémorable en 2030.
France
Paris 2024 : « On ne va pas être prêts », selon Anne Hidalgo
Dans l’émission « Quotidien », la maire de Paris a annoncé mercredi du retard dans la préparation des JO 2024 à Paris d’un point de vue des transports en commun.
Alors que Paris se prépare à accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024, la maire de la ville, Anne Hidalgo, a récemment exprimé des inquiétudes concernant l’état de préparation des infrastructures de transport. Lors de son apparition dans l’émission « Quotidien » sur TMC mercredi soir, la maire socialiste a indiqué que Paris n’était « pas prête » en termes de transports, évoquant un nombre et une fréquence de trains insuffisants dans certaines zones.
La future station du RER E à la Porte Maillot a été spécifiquement mentionnée comme un point critique. « Il y a des endroits où les transports ne seront pas prêts parce qu’il n’y aura pas le nombre de trains et la fréquence », a précisé Hidalgo. Elle a également souligné les difficultés quotidiennes existantes dans le réseau de transport parisien et la lutte pour atteindre les niveaux requis de ponctualité et de confort.
Interrogée sur la responsabilité de ces retards, la maire a évoqué le rôle du gouvernement et de la Région Île-de-France, tout en reconnaissant sa propre implication dans le processus. Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, a rapidement répondu en critiquant l’approche médiatique de Hidalgo.
Madame Hidalgo n’est pas là, ne participe pas aux réunions de travail mais a un avis pour les autres.
Quel sens du sérieux et du respect pour nos agents publics et pour les Parisiens ! https://t.co/LinbGJ0FZM— Clement Beaune (@CBeaune) November 23, 2023
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a elle aussi commenté sur les réseaux sociaux, en insistant sur la nécessité de la participation active d’Anne Hidalgo aux comités stratégiques sur les transports.
#JeuxOlympiques&Paralympiques: Nous serons prêts avec @ratp @SNCFVoyageurs & @optile_idf. Je remercie tous leurs agents de leur mobilisation depuis des mois pour être à la hauteur! C’est un immense travail collectif qui ne devrait pas être dénigré par une maire absente @CBeaune https://t.co/sOU4HZLW5C
— Valérie Pécresse (@vpecresse) November 23, 2023
Outre les préoccupations liées aux transports, Anne Hidalgo a également abordé le sujet des personnes sans domicile fixe, pointant du doigt un autre défi majeur à relever avant les Jeux.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 représentent un événement de grande ampleur pour Paris, avec près de 15 millions de spectateurs attendus. La promesse faite par les autorités d’assurer un accès 100 % public aux sites de compétition souligne l’importance cruciale de résoudre ces problèmes de mobilité dans un délai serré. La préparation de la capitale française pour cet événement mondial est désormais plus que jamais sous le feu des projecteurs.
Sports
Éliminatoires de l’Euro 2024 : l’équipe de France termine son année 2023 par un match nul en Grèce
Avant l’important Euro 2024 en Allemagne, Didier Deschamps, le sélectionneur de l’équipe de France, se retrouve face à un défi crucial. Avec seulement deux matchs amicaux programmés en mars, il lui faut prendre des décisions déterminantes sur la composition de son équipe. Cette année 2023 s’est achevée par un match nul (2-2) contre la Grèce, offrant à Deschamps matière à réflexion.
En dépit de l’équipe remaniée contre la Grèce, les leaders incontestés restent Kylian Mbappé et Antoine Griezmann, avec Mike Maignan comme gardien de but principal. Deschamps a figé pour l’instant la hiérarchie des gardiens, avec Brice Samba et Alphonse Areola en tant que remplaçants.
La défense semble également avoir ses favoris. Jules Koundé, malgré une performance mitigée contre la Grèce, garde son poste à l’arrière droit. Les frères Hernandez se disputent la place à gauche, tandis que la paire centrale Dayot Upamecano et Ibrahima Konaté, formée lors de la Coupe du monde, conserve la confiance du sélectionneur.
Le milieu de terrain s’articulera autour d’Aurélien Tchouameni, d’Eduardo Camavinga et d’Adrien Rabiot, ce dernier gagnant en leadership. L’attaque verra une compétition entre Ousmane Dembélé et Kingsley Coman pour l’aile droite, et bien qu’Olivier Giroud, à 37 ans, ne soit pas assuré d’une place de titulaire, son expérience reste précieuse.
Des joueurs comme Randal Kolo Muani et Marcus Thuram se détachent pour leurs récentes performances, augmentant leurs chances de figurer dans la liste finale. En défense, Benjamin Pavard, désormais désireux d’évoluer comme défenseur central, pourrait laisser sa place sur le côté droit à Jonathan Clauss.
Dans le secteur du milieu de terrain, Youssouf Fofana et le jeune Warren Zaïre-Emery, impressionnant avec le PSG, sont des noms à surveiller. La défense centrale, quant à elle, offre peu de place pour les nouveaux venus, malgré les efforts de joueurs comme William Saliba ou Jean-Clair Todibo.
Boubacar Kamara pourrait se frayer un chemin au milieu, tandis que Christopher Nkunku et le jeune Mathys Tel restent des options offensives à considérer en fonction de leur forme et progression.
Alors que 16 places semblent déjà attribuées, la concurrence reste féroce pour les 9 places restantes. Deschamps devra équilibrer expérience et jeunesse pour construire une équipe capable de briller en Allemagne en 2024.
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