Sports
Haaland savoure l’irréel parcours de la Norvège
L’attaquant de Manchester City a quitté le Mondial la tête haute. Après l’élimination en quart de finale, il préfère retenir l’exploit collectif et le…


L’attaquant de Manchester City a quitté le Mondial la tête haute. Après l’élimination en quart de finale, il préfère retenir l’exploit collectif et le chemin parcouru.
Le coup de sifflet final a d’abord figé son visage en un masque de frustration. Erling Haaland venait de voir son aventure s’arrêter au bout de la prolongation face à l’Angleterre (1-2). Mais quelques minutes plus tard, en zone mixte, le masque a craqué. Le sourire est revenu, porté par une émotion sincère. Le buteur de 25 ans n’a pas caché sa fierté devant les journalistes. Pour lui, ce Mondial 2026 restera gravé comme un moment irréel. Il n’a pas cité ses buts ni ses statistiques. Ce qui le touche le plus, c’est d’avoir remis son pays sur la carte du football mondial. Avant ce tournoi, la Norvège enchaînait treize compétitions manquées. Battre le Brésil en phase de groupes, tenir tête à l’Angleterre en quart, c’est un message envoyé à toute une nation.
Haaland a d’ailleurs tenu à souligner la communion avec les supporters, cette fameuse célébration collective appelée le « row » qui a rythmé chaque match. Avec un grand sourire, il a lancé que les Norvégiens étaient des « gens bien ». Mais il n’a pas seulement regardé dans le rétro. Il a aussi parlé de l’avenir. Pour lui, cette génération est incroyable et capable de construire quelque chose de durable. Il espère que ce parcours servira de déclic pour les prochains Euros et les prochaines Coupes du monde. Et surtout, il veut que les jeunes Norvégiens comprennent qu’il est possible de briller au plus haut niveau avec le maillot de leur pays.
Sur le terrain, le bilan est pourtant contrasté. Haaland a disputé 105 minutes contre l’Angleterre avant de sortir, épuisé, en début de deuxième période de la prolongation. Pour la première fois du tournoi, il n’a pas eu la moindre occasion franche. Mais son Mondial reste monumental. Cinq matches, sept buts, un quart de finale historique. À 25 ans, il a prouvé que la Norvège n’était plus une simple invitée de dernière minute. L’aventure s’arrête, mais l’espoir, lui, vient de naître.
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