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Aurore Bergé blanchie par la justice dans l’affaire des crèches

La ministre de l’Égalité est définitivement mise hors de cause dans l’enquête pour faux témoignage. Les investigations n’ont pas prouvé qu’elle avait…

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Aurore Bergé blanchie par la justice dans l'affaire des crèches

La ministre de l’Égalité est définitivement mise hors de cause dans l’enquête pour faux témoignage. Les investigations n’ont pas prouvé qu’elle avait menti sous serment sur sa relation avec une lobbyiste du secteur.

Jeudi, la Cour de justice de la République a rendu un non-lieu en faveur d’Aurore Bergé. Cette instance spéciale, qui juge les ministres pour des actes commis dans leurs fonctions, a suivi l’avis du procureur général. L’affaire remonte à janvier 2025, quand le bureau de l’Assemblée nationale avait signalé la ministre pour des déclarations faites lors d’une audition parlementaire. Elle avait affirmé n’avoir aucun « lien personnel, intime ou amical » avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches.

Mais les juges n’ont trouvé aucune preuve du contraire. Pas de photos compromettantes, pas de dîners privés, pas de vacances partagées. Si les deux femmes ont entretenu « des relations poussées » pendant que Bergé était ministre de la Famille, elles les ont toujours présentées comme du lobbying classique. Une source judiciaire explique aux journalistes que ces échanges étaient « revendiqués » comme une activité professionnelle, sans trace d’intimité. Le procureur général Rémy Heitz avait déjà conclu en mai que rien ne démontrait la fausseté des propos tenus.

L’affaire a explosé en septembre 2024 avec la publication du livre « Les Ogres ». Son auteur, le journaliste Victor Castanet, déjà connu pour son enquête sur les maisons de retraite Orpea, y décrivait un « pacte de non-agression » entre la ministre et la lobbyiste des crèches. Depuis, Bergé clame son innocence. Dans un communiqué, elle affirme avoir « toujours rempli (ses) fonctions avec intégrité et droiture ». Son avocate, Jade Dousselin, salue une décision qui « reconnaît pleinement » que sa cliente « a toujours dit la vérité ». La ministre insiste aussi sur son travail législatif pour mieux contrôler les crèches privées. La justice a tranché le débat sur son honnêteté sans pour autant refermer le dossier plus large des dérives dans le secteur.

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