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Après les pillages à Paris, Grégoire accuse l’État et tacle Lecornu

Une trentaine de commerces pillés, des scènes jugées insupportables et un État pointé du doigt. L’élu socialiste parisien Emmanuel Grégoire estime que le…

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Après les pillages à Paris, Grégoire accuse l'État et tacle Lecornu

Une trentaine de commerces pillés, des scènes jugées insupportables et un État pointé du doigt. L’élu socialiste parisien Emmanuel Grégoire estime que le mouvement social s’enkyste et que les casseurs prospèrent sur un pourrissement organisé.

Le week-end a laissé des traces dans la capitale. Emmanuel Grégoire (PS) est revenu sur les violences qui secouent Paris depuis samedi, avec un point culminant dimanche et dans la nuit, où « au moins une trentaine de commerces » ont été pillés. Il parle de « scènes insupportables ». Et livre un constat qui en dit long sur l’ambiance. « Ce lundi matin, la première chose que je me suis dit, c’est ouf qu’il n’y ait pas eu de mort. » Un soulagement en forme d’alerte.

Pour l’élu parisien, il faut remonter à la racine du problème. Les casseurs ne sortent pas de nulle part. « S’il y a des casseurs, c’est qu’il y a des mouvements sociaux et qu’il y a une forme de pourrissement de ce mouvement social qui est organisé », a-t-il affirmé. Un mouvement qui, selon lui, « s’est enkysté » et n’offre plus aucune issue sur le terrain politique. « Il n’y a aucune perspective politique de sortie », regrette-t-il. Il réclame donc des réponses politiques, pas seulement des interpellations.

Et il ne ménage pas l’exécutif. « Ce qui s’est passé dans Paris ce week-end, c’est l’État qui a été mis en faute, c’est l’État qui a été défaillant », assène-t-il. Deux questions le taraudent. Le nombre de forces de l’ordre réellement déployées sur le terrain, d’abord. La sous-estimation du nombre de casseurs, ensuite, ces profils qui ont « pourri le mouvement social ». Il estime qu’il fallait comprendre ce qui a dysfonctionné pour éviter que ça se reproduise.

La charge se prolonge du côté de Matignon. Quand le Premier ministre Sébastien Lecornu rattache le mouvement des lycéens à LFI, Emmanuel Grégoire voit rouge. « C’est une insulte au mouvement des lycéens. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas eux qui ont cassé. » Le rappel a son poids, l’intéressé avait refusé de s’allier aux Insoumis lors des municipales de mars.

À Marseille, Benoît Payan (DVG) tape sur la même corde, avec ses mots. Le maire de la cité phocéenne déplore que les « seules réponses suggérées » face à une « situation insurrectionnelle » soient « des coups de menton » destinés à « pointer la responsabilité de telle ou telle organisation politique ». Autrement dit, il juge le procès en responsabilité aussi commode qu’inefficace.

Reste une échéance pour poser les choses à plat. Sébastien Lecornu doit recevoir les maires de Paris, Lyon et Marseille. La date n’est pas encore fixée, mais l’ordre du jour s’impose de lui-même.

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