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Absentéisme au travail, le gouvernement resserre la vis sur les entreprises
Face à une facture sociale qui s’alourdit, l’exécutif annonce un renforcement des contrôles ciblant les sociétés où les arrêts maladie sont les plus nombreux. Une approche qui suscite des réserves du côté des organisations syndicales.
Les pouvoirs publics préparent une campagne de vérifications approfondies dans les entreprises présentant les niveaux d’absentéisme les plus élevés. Cette initiative, qui pourrait concerner plusieurs centaines de milliers de contrôles sur les prochaines années, vise prioritairement les structures dont le taux d’arrêts maladie s’écarte significativement de la moyenne observée dans leur branche professionnelle. Une plateforme numérique devrait par ailleurs être mise à disposition des employeurs pour leur permettre d’évaluer leur positionnement par rapport à leurs concurrents.
Cette volonté d’intervention s’inscrit dans un contexte de hausse soutenue de l’absentéisme pour raison de santé dans le secteur privé. Les dernières données disponibles indiquent une progression notable par rapport à la période antérieure à la pandémie, avec des secteurs comme la santé, l’hôtellerie-restauration ou les transports particulièrement affectés. La conséquence financière est substantielle, le montant des indemnités journalières versées par l’assurance maladie ayant atteint un niveau record l’an dernier.
Si l’objectif affiché est de maîtriser les dépenses sociales, la méthode choisie ne fait pas l’unanimité. Les représentants des salariés expriment des craintes, estimant que cette politique se focalise excessivement sur la recherche de fraudes potentielles au détriment d’une analyse des racines du phénomène. Ils appellent à une réflexion plus large sur les conditions de travail, la pénibilité ou l’impact du vieillissement de la population active.
Pour l’heure, certaines mesures souvent évoquées dans ce débat, comme une modification du délai avant le versement des indemnités, ne semblent pas à l’ordre du jour. Les discussions devraient se poursuivre dans le cadre des prochaines concertations sociales, où le sujet s’annonce particulièrement sensible.
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JY2M
9 avril 2026 at 12 h 35 min
Personnellement je comprends l’attitude des syndicats qui craignent que les contrôles deviennent abusifs et qu’un jour il ne soit plus possible d’être malade mais étant donné l’augmentation vertigineuse des arrêts maladie il faudrait qu’ils comprennent qu’il y a eu ces dernières années une sorte de campagne médiatique qui a connu un très grand succès auprès du public, campagne qui pour schématiser a consisté à dire que tout le monde pouvait être victime d’un « burn-out » et qu’il fallait donc s’en inquiéter. Cette idée a aussi d’une certaine manière été intégrée par les médecins qui sont les prescripteurs et qui de toute façon peuvent difficilement refuser un arrêt maladie quand leurs patients le leur demandent. Je pense donc qu’il faudrait se pencher à nouveau sur le syndrome d’épuisement professionnel qu’est le « burn-out » qui est responsable d’une partie non négligeable des arrêts de travail pour essayer de relativiser un peu les choses en disant qu’il ne touche pas tout le monde et que l’on exagère sûrement quand on croit qu’il est systématique.