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Le chef des « cafards » libéré après son arrestation avant une mobilisation contre Modi

Abhijeet Dipke, fondateur du Parti du peuple des cafards, a retrouvé la liberté après son interpellation avant un rassemblement à New Delhi. Son mouvement…

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Le chef des « cafards » libéré après son arrestation avant une mobilisation contre Modi

Abhijeet Dipke, fondateur du Parti du peuple des cafards, a retrouvé la liberté après son interpellation avant un rassemblement à New Delhi. Son mouvement conteste une révision des listes électorales qu’il juge favorable à Narendra Modi.

Abhijeet Dipke, 31 ans, est sorti d’un commissariat de New Delhi et a adressé un signe de victoire depuis une voiture. Son arrestation était intervenue juste avant une manifestation contre la révision des listes électorales. Le Parti du peuple des cafards, connu sous le sigle CJP, s’est imposé comme une voix de la colère de la jeunesse indienne.

Deux autres dirigeants du mouvement, Ashutosh Ranka et Saurav Das, restent détenus. Ils avaient été arrêtés après être entrés sur le site de Jantar Mantar et y avoir agité des drapeaux indiens. Ce lieu symbolise les contestations dans la capitale, mais toute manifestation y est désormais interdite.

La révision des listes électorales devait nettoyer les registres des inscriptions en double, des électeurs décédés et des cas de fraude. Elle a conduit à effacer 130 millions de noms, d’après des décomptes rendus publics. Ses détracteurs y voient une mesure qui pénalise en premier les minorités, notamment les musulmans, et sert le BJP de Narendra Modi. L’instance électorale assure qu’aucune irrégularité n’a été commise. Cette controverse fragilise la lecture des récentes victoires locales du BJP.

Pour les jeunes et les minorités, l’enjeu dépasse la simple mise à jour administrative. La possibilité de manifester et de contester une liste électorale est directement touchée. Un dispositif de milliers de policiers et de barricades a encadré le centre de New Delhi. Des centaines de jeunes ont malgré tout répondu à l’appel du CJP, alors que les rassemblements sont interdits à Jantar Mantar.

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