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Arrêts maladie, le ministre du Travail veut moins indemniser les courts et mieux couvrir les longs

Le gouvernement veut revoir en profondeur la prise en charge des arrêts maladie. Objectif affiché, moins d’arrêts courts, des arrêts longs mieux soignés…

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Arrêts maladie, le ministre du Travail veut moins indemniser les courts et mieux couvrir les longs

Le gouvernement veut revoir en profondeur la prise en charge des arrêts maladie. Objectif affiché, moins d’arrêts courts, des arrêts longs mieux soignés et un milliard d’euros d’économies à la clé.

Moins protéger les arrêts courts, pour qu’il y en ait moins. Mieux protéger les arrêts longs, pour que les salariés concernés soient réellement accompagnés. Voilà le cahier des charges que le ministre du Travail a posé publiquement, en assumant une formule qui ne laisse guère de place au doute. Deux objectifs guident cette ligne, mieux soigner les personnes en arrêt et taper fort sur les abus qui plombent les comptes.

Les chiffres donnent la mesure du phénomène. En quelques années, le nombre d’arrêts maladie indemnisés a grimpé de 10%, jusqu’à atteindre neuf millions en 2025. La facture pour l’Assurance maladie s’élève à 17,9 milliards d’euros. Une somme qui pèse, et qui pousse le ministre à résumer sa position d’une traite, dépenser moins et dépenser mieux.

Pour y arriver, il a écrit la semaine dernière aux partenaires sociaux. Syndicats et patronat ont jusqu’au 19 décembre pour s’entendre sur une réforme structurelle du dispositif. L’échéance est proche, et l’enjeu est chiffré. Il faut dégager un milliard d’euros d’économies.

Sur les arrêts longs, le discours change de ton. L’idée est de mieux soigner les gens pour qu’ils puissent retourner travailler plus rapidement. En parallèle, le ministre martèle un second volet, la lutte contre les abus, qu’il présente comme directement nocifs pour les finances publiques. Soigner mieux d’un côté, traquer les dérives de l’autre.

Il pointe aussi un angle mort du système actuel. Trois millions de salariés, à commencer par les intérimaires, sont aujourd’hui mal protégés lorsqu’ils tombent malades. Et la prévention ne peut pas reposer sur les seuls pouvoirs publics. Les entreprises ont, elles aussi, un rôle à jouer, insiste le ministre, qui veut les voir davantage responsabilisées sur ce terrain.

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