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Bill Gates presse le Congrès américain de légiférer sur l’intelligence artificielle

Pour le cofondateur de Microsoft, l’autorégulation ne suffit plus face aux risques de l’IA. Il appelle les élus à prendre leurs responsabilités.

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Bill Gates presse le Congrès américain de légiférer sur l'intelligence artificielle

Pour le cofondateur de Microsoft, l’autorégulation ne suffit plus face aux risques de l’IA. Il appelle les élus à prendre leurs responsabilités.

Bill Gates a haussé le ton. Pour le cofondateur de Microsoft, encadrer l’intelligence artificielle ne peut plus reposer sur un simple mécanisme d’autorégulation. Il faut que le législateur s’en mêle, et sans attendre.

Il a donc appelé le Congrès américain à adopter une loi sur le sujet. Son message se veut direct. Les responsables politiques ne peuvent plus se contenter de suivre le mouvement de loin, ils doivent entrer dans le débat sur les garde-fous et la surveillance à mettre en place. Ils n’ont plus, selon lui, le luxe de l’inaction.

Cette prise de position arrive dans un climat tendu. Depuis quelques semaines, les inquiétudes sur les dangers de l’IA occupent le devant de la scène. Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, a lancé un appel pour ralentir le développement des modèles d’IA. Une demande relayée par d’autres figures du secteur, à commencer par celui qui dirige xAI et par le directeur général d’OpenAI.

Ces signaux ont de quoi refroidir l’enthousiasme. Des centaines de milliards de dollars ont déjà été injectés dans cette nouvelle révolution technologique, portés par une vague d’optimisme. Mais les mises en garde se multiplient et viennent brouiller ce récit triomphal.

Chez Anthropic, des chercheurs ont prévenu que l’IA pourrait aller jusqu’à provoquer l’extinction de l’humanité avant la fin de la décennie. L’entreprise a aussi affirmé avoir identifié des cas où ses propres systèmes auraient pu servir à concevoir des armes biologiques. Difficile, dès lors, de réduire le sujet à une simple question de progrès technique.

Derrière ces avertissements se cache une question simple. Qui fixe les limites. Les entreprises, qui avancent à toute vitesse, ou les États, qui accusent un temps de retard. Pour Bill Gates, la réponse ne souffre aucun doute. Seule une loi, et non une charte signée en interne, peut poser des règles communes et contraignantes. Reste à savoir si le Congrès suivra.

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