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Iran États-Unis trois sujets de discorde qui fragilisent le cessez-le-feu
La guerre entre l Iran et les États-Unis est officiellement terminée depuis la signature d un protocole d accord la semaine dernière. Mais sur le dossier…


La guerre entre l Iran et les États-Unis est officiellement terminée depuis la signature d un protocole d accord la semaine dernière. Mais sur le dossier du détroit d Ormuz, du programme nucléaire et du dégel des avoirs iraniens, les positions restent profondément opposées.
Le conflit déclenché fin février a fait des milliers de morts et mis l économie mondiale sous tension. La fermeture du détroit d Ormuz, passage vital pour 20% du pétrole et du GNL planétaire, avait fait flamber les cours du baril et bloqué 11 000 marins en mer. Aujourd hui, l Organisation maritime internationale annonce le début de l évacuation de ces marins, signe timide d une normalisation. Mais les négociations de fond, menées sous la médiation du Pakistan et du Qatar, sont loin d être achevées. Elles doivent aboutir à un accord final d ici 60 jours renouvelables.
Le premier point d acharnement concerne la gestion du détroit d Ormuz. Les États-Unis, par la voix de leur secrétaire d État Marco Rubio, refusent catégoriquement que l Iran impose un péage ou une redevance sur ce qu ils considèrent comme une voie navigable internationale. Téhéran, de son côté, parle avec Oman d étudier les coûts liés à l administration du détroit et insiste sur sa souveraineté sur ses eaux territoriales. Le nucléaire iranien est un autre sujet brûlant. Le président iranien Massoud Pezeshkian a exclu que l arsenal militaire soit inclus dans les discussions, affirmant que sans missiles, l Iran aurait été rasé comme Gaza. Téhéran refuse aussi les inspections de ses sites clés par l AIEA, alors que Washington affirme le contraire. La situation des stocks d uranium hautement enrichi reste floue.
Enfin, la question des avoirs iraniens dégelés oppose les deux camps. Le président américain Donald Trump a laissé entendre que cet argent devrait être utilisé exclusivement pour acheter des produits américains. Le gouverneur de la Banque centrale iranienne a démenti cette condition, précisant que les 12 milliards de dollars serviront à acheter des biens de première nécessité et des médicaments, sans fermer la porte à des achats aux États-Unis. Parallèlement, la situation au Liban reste explosive. Le Hezbollah dénonce des violations israéliennes du cessez-le-feu et exige un retrait total d Israël, tandis que des négociations directes s ouvrent à Washington. Malgré ces tensions, le prix du baril de pétrole continue de baisser, porté par la reprise progressive du trafic maritime via Ormuz.





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