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Nucléaire iranien Téhéran refuse les inspections et tend les négociations
Les pourparlers de paix entre l’Iran et les États-Unis viennent de buter sur un obstacle de taille. Téhéran refuse tout contrôle de ses sites nucléaires…


Les pourparlers de paix entre l’Iran et les États-Unis viennent de buter sur un obstacle de taille. Téhéran refuse tout contrôle de ses sites nucléaires bombardés, un coup dur après des discussions jugées prometteuses en Suisse.
Les espoirs d’une sortie de crise au Moyen-Orient connaissent un sérieux accroc. Alors que les premières négociations directes entre l’Iran et les États-Unis venaient de s’achever sur une note positive, Téhéran a opposé un non catégorique aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur ses sites clés touchés par les frappes israéliennes et américaines. Le vice-président américain JD Vance avait pourtant affirmé que les Iraniens avaient accepté de rouvrir la voie aux contrôleurs, qualifiant cette avancée de majeure. Mais mardi, l’Iran a douché ces espoirs, sans expliquer clairement l’état réel de ses stocks d’uranium hautement enrichi.
Le détroit d’Ormuz reste un autre point de crispation. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répété que cette voie maritime stratégique ne reviendrait pas à la situation d’avant-guerre. Téhéran veut la garder sous son contrôle, alors que le protocole d’accord signé la semaine dernière prévoit sa réouverture. En parallèle, les États-Unis ont multiplié les gestes pour apaiser les tensions : toutes les transactions liées au pétrole iranien sont autorisées jusqu’au 21 août, une mesure temporaire qui vise à faire baisser les prix et à soulager les consommateurs américains.
Sur d’autres fronts, la diplomatie s’active aussi. Le secrétaire d’État Marco Rubio est attendu aux Émirats, au Koweït et à Bahreïn, des alliés en première ligne. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian doit se rendre au Pakistan, médiateur clé. Et au Liban, une nouvelle session de négociations directes avec Israël s’ouvre à Washington, malgré le rejet du Hezbollah. Le prix du pétrole, lui, a nettement baissé, signe que les marchés espèrent un règlement durable. Mais le refus de l’Iran sur les inspections nucléaires montre que la route de la paix reste semée d’embûches.





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