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Une policière d’Angoulême mise en cause pour corruption et trafic d’informations

Une fonctionnaire du commissariat d’Angoulême a été placée en détention provisoire, soupçonnée d’avoir monnayé des données sensibles et des faveurs administratives. Les investigations se poursuivent pour identifier les bénéficiaires de ces agissements.
Une adjointe de sécurité du commissariat d’Angoulême, en Charente, a été mise en examen pour corruption à l’issue d’une enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale. Interpellée le 27 avril, elle a été placée en garde à vue avant d’être présentée à la justice et incarcérée deux jours plus tard. Les chefs de poursuites retenus contre elle incluent le détournement de la finalité d’un traitement de données personnelles, en l’occurrence le fichier des immatriculations de véhicules, ainsi que la corruption passive pour avoir accepté des avantages en tant que dépositaire de l’autorité publique.
Les enquêteurs la soupçonnent d’avoir cédé, contre rémunération, des informations relatives à des procédures judiciaires en cours. Ces échanges auraient eu lieu avec des personnes rencontrées dans le milieu nocturne d’Angoulême. Par ailleurs, elle est accusée d’avoir fait payer la levée d’immobilisations de véhicules ou de certificats d’immatriculation consécutives à des infractions routières.
La mise en cause encourt une peine pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement et une amende d’un million d’euros, bien que ce montant maximal soit généralement réservé à des cas de corruption impliquant des individus aux ressources financières très élevées. Elle risque également une radiation définitive de la fonction publique. À ce stade, aucun des individus ayant bénéficié de ses agissements n’a été interpellé. Une enquête complémentaire est en cours afin de les identifier et de déterminer l’ampleur exacte du réseau.

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