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La flotte pétrolière paralysée dans le Golfe, une bombe à retardement écologique

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Greenpeace tire la sonnette d’alarme. L’organisation environnementale estime que plus de soixante navires-citernes, immobilisés par le conflit, représentent une menace sans précédent pour les écosystèmes marins.

La paralysie du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, conséquence directe des hostilités régionales, fait peser une menace considérable sur l’environnement. Selon une analyse récente de l’organisation Greenpeace, plus de soixante-huit pétroliers, chargés d’hydrocarbures, sont actuellement immobilisés dans cette zone stratégique. Leur cargaison totale est évaluée à environ quatorze millions de tonnes de pétrole brut, un volume équivalent à la consommation annuelle d’un pays comme la Grèce.

Cette concentration anormale de navires, combinée à la dégradation des conditions de navigation et aux incidents signalés, accroît significativement le risque de déversement accidentel. Les eaux du Golfe et du détroit abritent en effet des milieux naturels d’une grande fragilité, incluant des récifs coralliens, des mangroves et des prairies sous-marines, essentiels à la biodiversité locale. Un incident majeur aurait des conséquences dévastatrices et durables sur ces écosystèmes uniques, ainsi que sur les communautés côtières qui en dépendent.

Les observations des spécialistes confirment une réduction drastique du trafic. Depuis le début de la semaine, seuls neuf bâtiments marchands ont été identifiés franchissant le détroit, certains ayant même désactivé leurs systèmes de localisation. Une société d’analyse du secteur énergétique avait précédemment indiqué que le flux de pétroliers avait chuté de près de 90% en l’espace de sept jours. Face à cette situation, Greenpeace appelle à une cessation immédiate des opérations militaires et à un retour au cadre du droit international, soulignant que la sécurité maritime et la protection de l’environnement doivent primer sur les logiques conflictuelles.

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