Politique
Emmanuel Macron honore la mémoire des incorporés de force alsaciens-mosellans

Le chef de l’État a présidé les cérémonies du 11-Novembre en mettant en lumière le destin méconnu des « Malgré-Nous », ces Français contraints de servir dans l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.
Le président de la République a conduit ce mardi les hommages traditionnels marquant l’anniversaire de l’Armistice de 1918. Les cérémonies se sont déroulées selon le protocole habituel sur l’avenue des Champs-Élysées et devant l’Arc de Triomphe. Cette commémoration annuelle, qui célèbre la fin de la Première Guerre mondiale, honore l’ensemble des militaires morts pour la France au cours des différents conflits.
L’événement a cette année revêtu une dimension historique particulière avec la reconnaissance officielle du sort des Alsaciens et Mosellans enrôlés de force dans l’armée allemande entre 1942 et 1945. Environ 130 000 hommes originaires de ces territoires alors annexés par le Reich furent contraints de porter l’uniforme allemand. Près de 40 000 d’entre eux perdirent la vie durant ce conflit, soit au combat, soit en captivité, tandis que plusieurs milliers restèrent portés disparus.
Le chef de l’État s’est rendu à l’Hôtel national des Invalides pour inaugurer une plaque commémorative dédiée à ces « Malgré-Nous ». Cette démarche s’inscrit dans une volonté de reconnaissance officielle de ce chapitre douloureux de l’histoire nationale, longtemps passé sous silence. Le président a souligné l’importance de graver cette mémoire dans la pierre et de poursuivre son enseignement aux générations futures.
La cérémonie s’est poursuivie selon le rituel républicain établi. Après un dépôt de gerbe au pied de la statue de Georges Clemenceau, le cortège présidentiel a gagné l’Arc de Triomphe. Le chef de l’État a alors procédé aux honneurs militaires traditionnels, passant en revue les troupes avant de se recueillir devant la tombe du Soldat inconnu, au son de La Marseillaise.
L’événement a rassemblé l’ensemble des principales autorités de l’État, dont les présidents des deux assemblées parlementaires et la maire de Paris, témoignant de l’unité nationale autour de ces commémorations. Cette cérémonie a ainsi permis d’associer le souvenir de la Grande Guerre à la mémoire plus récente des victimes des conflits du XXe siècle.

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