Culture
Olivier Lejeune, l’indéfectible ambassadeur du théâtre de boulevard

Avec une carrière riche et éclectique, le comédien défend avec ferveur un genre qu’il considère comme essentiel à la culture populaire.
À 74 ans, Olivier Lejeune incarne avec brio la vitalité du théâtre de boulevard, un art qu’il juge trop souvent sous-estimé. Pour lui, la qualité des dialogues et l’originalité des intrigues suffisent à en faire un divertissement à part entière, loin des clichés qui l’associent à un registre mineur. Comédien, auteur et metteur en scène, il déplore cependant certaines facilités prises par le passé, comme des jeux d’acteurs excessifs ou des scénarios prévisibles.
Actuellement à l’affiche du Théâtre Dejazet à Paris avec *Tout bascule !*, une pièce écrite en 2002 pour Marthe Mercadier, il démontre une nouvelle fois son talent pour les comédies où le rire naît de l’imprévu. Cette œuvre, devenue un classique du répertoire amateur et diffusée à plusieurs reprises à la télévision, a également été jouée dans plusieurs pays européens. L’intrigue, centrée sur les déboires matrimoniaux d’un publicitaire charmeur, mêle quiproquos et rebondissements savamment orchestrés.
Formé au Centre dramatique de la Rue Blanche, Olivier Lejeune a débuté dans les années 1970 en duo avec Patrick Green, marquant les esprits avec leur sketch *Pot pour rire, Monsieur le Président*, un succès discographique. Par la suite, il a animé des émissions sur plusieurs chaînes avant de revenir à ses premières amours, le one-man-show et le théâtre.
Grand admirateur de Sacha Guitry, qu’il qualifie de « Molière moderne », il a adapté à la scène *Mémoires d’un tricheur* et interprète régulièrement des textes de l’auteur, dont *60 Jours de prison*, récit de son arrestation en 1944. Malgré une carrière bien remplie, le comédien avoue un regret, celui de ne pas avoir encore réalisé de long-métrage. Plusieurs scénarios, dont *Ma mort a changé ma vie*, une comédie noire, attendent toutefois leur heure.
Avec une énergie intacte, Olivier Lejeune continue de porter haut les couleurs d’un théâtre qui, selon lui, mérite mieux que le mépris dont il est parfois l’objet.

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