Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Washington réunit ses alliés pour armer l’Ukraine, Moscou met en garde contre une guerre mondiale

Article

le

washington-reunit-ses-allies-pour-armer-l’ukraine,-moscou-met-en-garde-contre-une-guerre-mondiale

Les Etats-Unis réunissent mardi en Allemagne une quarantaine de pays alliés pour armer davantage l’Ukraine face à l’envahisseur russe, qui a mis en garde contre un risque « réel » de Troisième guerre mondiale.

Alors que la guerre en Ukraine génère des tensions sans précédent entre la Russie et l’Occident, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a agité la menace d’une extension du conflit pouvant dégénérer en guerre mondiale.

« Le danger est grave, il est réel, on ne peut pas le sous-estimer », a-t-il dit, cité par l’agence Interfax, au lendemain d’une visite en Ukraine des responsables américains des affaires étrangères et de la défense, Antony Blinken et Lloyd Austin.

M. Austin réunit mardi, sur la base américaine de Ramstein en Allemagne, les représentants d’une quarantaine de pays pour « générer des capacités supplémentaires pour les forces ukrainiennes », selon le chef du Pentagone.

« Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien », a affirmé M. Austin.

Le président Zelensky a lui estimé que la victoire ukrainienne n’était qu’une question de temps. 

« Lutte pour la liberté »

« Grâce au courage, à la sagesse de nos défenseurs, grâce au courage de tous les Ukrainiens, de toutes les Ukrainiennes – notre Etat est un véritable symbole de la lutte pour la liberté », a-t-il claironné dans son adresse de lundi soir.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi une nouvelle aide militaire pour l’Ukraine de 700 millions de dollars, qui porte leur assistance à 3,4 milliards.

Ils fournissent désormais des armes lourdes pour contrer les forces russes qui se concentrent sur l’est et le sud de l’Ukraine, après avoir échoué à s’emparer de Kiev.

M. Austin a dit vouloir « voir la Russie affaiblie à un degré tel qu’elle ne puisse plus faire le même genre de choses que l’invasion de l’Ukraine ».

Selon le ministre de la Défense britannique Ben Wallace, Moscou a perdu à ce jour « approximativement 15.000 hommes » en Ukraine, un chiffre invérifiable par des sources indépendantes. Moscou n’a donné aucun bilan depuis le 25 mars, lorsqu’elle avait affirmé avoir perdu 1.351 soldats.

L’armée russe a indiqué avoir frappé une centaine de cibles en Ukraine lundi, notamment des installations ferroviaires dans le centre du pays.

De son côté, le ministère ukrainien de la Défense a indiqué que l’armée russe continuait de renforcer ses défenses antiaériennes, de reconstituer les pertes liées à l’offensive précédente et de bombarder des infrastructures.

D’après la même source, l’armée russe regroupe ses forces dans le sud et a tenté d’avancer en direction de Zaporojjia (est), mais a subi des pertes et n’y est pas parvenue.

La Russie affiche son objectif de s’emparer de la totalité du Donbass, grand bassin industriel de l’est – que les séparatistes pro-russes contrôlent partiellement depuis 2014 – et de prendre le contrôle total du sud de l’Ukraine, où les combats sont aussi quotidiens. 

Azovstal toujours pilonnée

La situation semble bloquée dans le port stratégique de Marioupol, à la pointe sud du Donbass, presqu’entièrement contrôlé par les Russes mais où sont toujours coincés quelque 100.000 civils selon Kiev.

Les forces russes continuent d’y pilonner le vaste complexe métallurgique Azovstal, où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens avec selon eux près de 1.000 civils, a indiqué mardi à l’aube sur Facebook le commandant militaire ukrainien de Donetsk, Pavlo Kirilenko.

« Les bombardements continuent constamment, à l’artillerie lourde et à l’aviation », a-t-il indiqué. « Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces », a-t-il ajouté.

Dans le reste du Donbass, l’armée ukrainienne a affirmé lundi avoir repoussé une série d’attaques russes dans les régions de Donetsk et de Lougansk, où beaucoup de localités, comme Roubijné, sont quotidiennement sous les bombes.

Moscou a accusé Kiev d’avoir empêché les civils de quitter Azovstal. Mais l’Ukraine affirme qu’aucun accord sur des couloirs humanitaires qui permettraient de les évacuer n’a été conclu avec la Russie.

Dormir dans des souterrains

Les combats se poursuivent aussi dans la région de Kharkiv, dans le nord-est, avec un « encerclement partiel » de la deuxième ville du pays, selon le ministère ukrainien de la Défense. Les bombardements obligent les civils à dormir depuis des semaines dans des souterrains.

« C’était effrayant la première semaine, après on s’est habitué », a raconté Alex, 14 ans, qui dort avec sa famille dans un parking souterrain.

« En semaine, le matin, je rentre chez moi pour faire mes devoirs, puis je reviens ici pour déjeuner, jouer à des jeux, aux cartes, au téléphone », a-t-il raconté. « Nos parents ne nous disent pas les détails de la guerre » mais « nous savons que la guerre continue ».

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres est attendu mardi à Moscou après s’être rendu lundi en Turquie, pays qui tente de jouer les médiateurs dans le conflit. Il doit se rendre ensuite à Kiev.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé vouloir poursuivre des négociations avec l’Ukraine, mais accusé le président Zelensky de « faire semblant » de discuter avec Moscou.

« C’est un bon acteur (…), si on regarde attentivement et on lit attentivement ce qu’il dit, vous allez y trouver un millier de contradictions », a affirmé M. Lavrov.

Mais « nous continuons de mener des négociations avec l’équipe » ukrainienne « et ces contacts vont se poursuivre », a-t-il ajouté.

Le conflit a anéanti toute coopération entre la Russie et les Occidentaux, qui enchaînent les sanctions et les expulsions de leurs diplomates respectifs. Lundi, Moscou a annoncé l’expulsion de 40 diplomates allemands, en représailles à une mesure similaire prise récemment par Berlin.

Et le Royaume-Uni a annoncé l’abolition de tous les droits de douane et quotas sur les importations de produits ukrainiens, pour « soutenir la lutte de l’Ukraine contre l’invasion brutale et non provoquée de Poutine », a déclaré la secrétaire au Commerce international, Anne-Marie Trevelyan.

Europe

Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Article

le

Ukraine : Zelensky favorable à une participation russe à un sommet pour la paix

Pour la première fois, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré favorable à la participation de représentants russes à un prochain sommet pour la paix. Il reste confiant quant au soutien des États-Unis, même en cas de retour au pouvoir de Donald Trump.

Lundi 15 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a surpris en se déclarant ouvert à la participation de la Russie à un futur sommet pour la paix, organisé par Kiev. Lors d’une conférence de presse, il a affirmé que des représentants russes devraient participer à ce deuxième sommet, espérant qu’un plan puisse être prêt en novembre. Zelensky n’a pas évoqué l’arrêt des hostilités, mais l’établissement d’un plan sur trois sujets : la sécurité énergétique de l’Ukraine, la libre navigation en mer Noire et les échanges de prisonniers.

C’est la première fois que Zelensky envisage des discussions avec la Russie sans exiger un retrait préalable des forces russes du territoire ukrainien. Par le passé, il avait refusé toute négociation tant que Vladimir Poutine resterait au pouvoir, allant jusqu’à signer un décret rendant illégales de telles discussions.

Le premier sommet pour la paix en Ukraine, organisé en Suisse en juin, avait rassemblé une centaine de pays, sans la Russie et sans la Chine, alliée de Moscou. En 2022, l’Ukraine avait proposé un plan de paix en dix points, soutenu par l’Occident et impliquant le retrait des forces russes, une proposition rejetée par Moscou.

Volodymyr Zelensky a également affirmé ne pas craindre une éventuelle réélection de Donald Trump à la présidence américaine, malgré les incertitudes que cela pourrait entraîner sur le soutien de Washington à Kiev. « Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n’ai pas peur », a-t-il déclaré.

La perspective d’une victoire de Trump en novembre soulève des questions sur la continuité du soutien américain à l’Ukraine. Trump a laissé entendre qu’il mettrait fin rapidement au conflit s’il revenait à la Maison-Blanche, ce qui pourrait contraindre Kiev à négocier dans une position défavorable. Actuellement, près de 20% du territoire ukrainien est encore occupé par la Russie.

Cependant, Zelensky a souligné le soutien significatif du parti républicain aux États-Unis, affirmant que la majorité de ce parti soutient l’Ukraine. Il a récemment rencontré de nombreux élus républicains et noté que certains dirigeants républicains avaient des positions plus radicales que Trump lui-même.

En somme, le président ukrainien se montre ouvert à de nouvelles discussions pour la paix, tout en restant confiant quant au soutien international à son pays, indépendamment des changements politiques à venir aux États-Unis.

Lire Plus

Monde

États-Unis : la tentative d’assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

Article

le

États-Unis : la tentative d'assassinat contre Trump perturbe la campagne de Joe Biden

La tentative d’assassinat de Donald Trump a obligé le président Joe Biden à modérer ses attaques contre son adversaire républicain, tout en offrant un répit face aux critiques concernant son âge et sa santé.

La campagne présidentielle de Joe Biden a pris un tournant inattendu suite à la tentative d’assassinat de Donald Trump. Le président démocrate a reconnu lundi avoir fait une « erreur » en appelant à « cibler » Trump lors d’un appel avec des donateurs, quelques jours avant l’attaque contre son rival républicain. Dans une interview à NBC, Biden a précisé qu’il voulait dire « concentrez-vous sur lui, sur ce qu’il fait ».

Dans un contexte politique tendu, M. Biden a souligné dimanche soir la nécessité de « faire baisser la température de notre vie politique ». Des républicains ont accusé Biden d’avoir contribué à un climat politique violent ayant conduit à l’attaque contre Trump. En réponse, Biden a déclaré : « Je n’ai pas eu recours à cette rhétorique. Mon rival parle d’une boucherie s’il perd. »

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il est « acceptable de parler des actions et de la personnalité de quelqu’un ». Cependant, l’équipe de campagne de Biden a dû ajuster le ton de ses critiques, limitant ainsi un angle d’attaque majeur : présenter Trump comme une menace pour la démocratie américaine. Karen Tumulty, chroniqueuse au Washington Post, estime que ce moment est particulièrement inopportun pour Biden, qui doit redéfinir sa stratégie face à Trump.

Biden a insisté sur l’importance de parler des dangers posés par Trump : « Comment parlez-vous de la menace sur notre démocratie, qui est réelle quand un président dit des choses comme il dit ? Vous ne dites rien juste parce que cela pourrait inciter quelqu’un ? »

La tentative d’assassinat pourrait également aider Biden, 81 ans, en détournant l’attention des préoccupations sur ses capacités à assurer un nouveau mandat. Après l’attaque, Biden a adopté un ton présidentiel, s’adressant à la nation dimanche, une intervention rare depuis son bureau ovale. Lundi, il a déclaré à NBC que son « acuité mentale est sacrément bonne » et a souligné ses réalisations en trois ans et demi de mandat, tout en reconnaissant que les inquiétudes sur son âge sont légitimes.

Les appels à ce que Biden se retire de la course à la présidentielle se sont calmés depuis l’attaque contre Trump. Peter Loge, politologue à l’Université George Washington, a déclaré que cet événement « donne à Biden un peu de temps » et change la donne pour ceux qui demandaient son retrait.

Lire Plus

Monde

États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Article

le

États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

Lire Plus

Les + Lus