Nous rejoindre sur les réseaux

France

Un premier élevage de visons contaminé au Covid-19 en France

Article

le

un-premier-elevage-de-visons-contamine-au-covid-19-en-france

A l’instar d’autres pays européens, la France vient à son tour de détecter la présence de Covid-19 dans l’un de ses quatre élevages de visons, en Eure-et-Loir où les mille bêtes à fourrure ont été abattues.

« L’abattage de la totalité des mille animaux encore présents sur l’exploitation et l’élimination des produits issus de ces animaux » ont été ordonnés dimanche par arrêté, ont annoncé les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique.

Sur les trois autres élevages, l’un est indemne et « des analyses sont encore en cours dans les deux derniers », dont les résultats sont attendus dans la semaine, précise leur communiqué conjoint.

Plusieurs pays européens ont déjà rapporté des contaminations d’élevages de visons, principalement le Danemark, avec la découverte récente d’un virus variant, mais aussi les Pays-Bas puis la Suède, la Grèce, et des cas isolés en Italie et en Espagne.

Des cas ont également été décelés aux États-Unis.

En France, des mesures de surveillance et de sécurité renforcées (masques, lavage des mains, etc.) ont été mises en place dans ces installations en mai, après une alerte lancée en avril par les Néerlandais, a indiqué le gouvernement dimanche.

Des analyses ont ensuite été réalisées mi-novembre dans le cadre d’un programme dédié conduit par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui ont mis le doigt sur le cas eurélien.

Les résultats des tests effectués sur les éleveurs des quatre sites se sont révélés négatifs, souligne-t-on. Une surveillance renforcée a été mise en place pour l’éleveur concerné et sa famille, désormais « cas contacts ».

Le vison peut en effet contracter la maladie, mais aussi réinfecter l’être humain.

Il est la seule espèce connue à ce jour à l’origine de contamination inter-espèces, en l’occurrence vers l’Homme et le chat, rappelle l’Anses, qui dans un avis récent a relevé le fait qu’aujourd’hui les animaux ne jouaient pas de rôle dans la propagation du Covid-19.

Le gouvernement souligne ainsi dimanche l’importance des gestes barrières dans le contexte d’un élevage de visons: pour protéger les animaux mais aussi le personnel.

Millions de bêtes au Danemark

La filière française de la fourrure a indiqué dimanche soir qu’elle « collaborerait en toute transparence afin de garantir les meilleures conditions sanitaires pour les élevages et leur environnement ».

« Les autorités sanitaires internationales ont établi le risque pour l’homme lié à la Covid-19 dans un élevage de vison à un niveau très bas », ajoute la fédération.

Avec quelque 20.000 visons d’élevage en France, selon le ministère de l’Agriculture, la France est loin du problème du Danemark, premier exportateur mondial avec un cheptel de 15 à 17 millions de têtes.

L’affaire a pris une tout autre ampleur quand Copenhague a ordonné début novembre l’abattage de tous ces animaux. En cause: la crainte d’une mutation du coronavirus qui, transmis à l’homme, rendrait inopérants les vaccins en cours de développement.

Aujourd’hui, les autorités de ce pays estiment que la souche mutante est « très probablement éteinte », mais l’abattage généralisé reste d’actualité, au grand dam des éleveurs danois, qui sont descendus dans la rue samedi.

En France, une analyse de séquençage du virus sera connue d’ici à la fin de la semaine « et doit permettre d’exclure toute contamination par le variant SARS-COV-2 », indique-t-on.

En attendant, Sylvain Chassain, éleveur en Haute-Saône (2.000 bêtes), attendait dimanche les résultats des tests pratiqués sur ses bêtes la semaine dernière.

« Depuis ce printemps on fait très attention: c’est masque et gel hydro-alcoolique tout le temps, et il n’y a plus que moi qui entre » dans l’exploitation, dit-il à l’AFP. Mais les symptômes ne sont pas forcément très visibles, ajoute-t-il: c’est parfois juste une perte d’appétit.

L’occasion en tout cas pour Brigitte Bardot d’en appeler à la fermeture de ces élevages dès 2021 et non en « 2025 comme vous l’avez annoncé, compte tenu des conditions actuelles, » a-t-elle écrit dimanche à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

« Le principe de précaution doit s’appliquer, non pas comme au Danemark en abattant par millions des visons, mais en veillant dès aujourd’hui à ne pas faire naître une nouvelle génération de visons condamnée à la captivité avant d’être gazée la saison prochaine », ajoute l’ancienne actrice.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

France

Nouvelle-Calédonie : La situation reste difficile malgré les efforts pour rétablir l’ordre

Article

le

Nouvelle-Calédonie : La situation reste difficile malgré les efforts pour rétablir l'ordre

Le territoire français du Pacifique est en proie à des troubles persistants, les forces de l’ordre peinant à contrôler certains quartiers du Grand Nouméa, et l’aéroport international restant fermé aux vols commerciaux jusqu’au 2 juin.

Dimanche, la situation en Nouvelle-Calédonie demeure difficile alors que les forces de l’ordre continuent de lutter pour reprendre le contrôle de certains quartiers de Nouméa. L’aéroport international de La Tontouta, gravement endommagé, restera fermé aux vols commerciaux jusqu’au 2 juin, prolongeant ainsi une fermeture qui dure depuis près de trois semaines suite aux violentes émeutes qui ont éclaté sur l’archipel.

La route menant à l’aéroport reste parsemée de carcasses de véhicules, témoignant de la violence des récents affrontements. En réponse, Français et touristes étrangers bloqués sur l’île sont évacués via des vols militaires opérés depuis l’aérodrome de Magenta, affrétés par la France, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le territoire est plongé dans le chaos depuis le 13 mai, suite à l’adoption d’une réforme à Paris visant à élargir le corps électoral local. Cette réforme est vivement contestée par les partisans de l’indépendance, qui craignent qu’elle ne marginalise davantage le peuple autochtone kanak.

Le président Emmanuel Macron, dans une interview au Parisien, a évoqué la possibilité de soumettre cette réforme à un référendum national, bien que cette idée ait été critiquée par Philippe Gomès, leader du parti non-indépendantiste Calédonie Ensemble, comme un « non-sens dangereux ».

Sur le terrain, la situation reste très tendue, en particulier dans le Grand Nouméa. La ministre déléguée aux Outre-mer, Marie Guévenoux, a reconnu samedi soir que la levée des barrages et la sécurisation des sites prendraient beaucoup de temps. Toutefois, les routes menant au Médipôle, le principal centre hospitalier, sont désormais sécurisées, améliorant ainsi l’accès aux soins pour les résidents.

Malgré une certaine accalmie, des incidents sporadiques persistent. À Dumbéa, une banque a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche. La dépouille d’un jeune indépendantiste tué à Nouméa le 15 mai a été rapatriée à Maré pour être enterrée, attirant une foule nombreuse lors de son arrivée.

Des barrages continuent d’entraver la circulation, malgré les efforts des 2.700 policiers et gendarmes déployés pour les démanteler. Dans la Vallée-du-Tir, des restes de barricades et de véhicules incendiés témoignent des récents affrontements.

Le FLNKS, principal mouvement indépendantiste, a appelé à un retour au calme et à la levée des barrages sur les principaux axes de circulation. Ils continuent néanmoins de réclamer le retrait de la réforme constitutionnelle, dont l’adoption a déclenché les pires violences en Nouvelle-Calédonie depuis 40 ans.

Le bilan des violences s’élève désormais à sept morts, le dernier étant un homme de 48 ans tué par un policier à Dumbéa, actuellement en garde à vue.

Marie Guévenoux a indiqué que l’état d’urgence ne serait pas levé tant que les barrages ne seront pas supprimés et le calme revenu. Emmanuel Macron a donné aux élus et responsables politiques de l’archipel jusqu’à fin juin pour trouver un accord global qui pourrait être soumis au vote des Calédoniens, sous la médiation de trois hauts fonctionnaires.

Lire Plus

France

France : Un nouveau logo pour connaître la provenance des produits transformés

Article

le

France : Un nouveau logo pour connaître la provenance des produits transformés

Le gouvernement français lance « Origin’info », un logo destiné à informer les consommateurs sur l’origine des matières premières des produits transformés, renforçant ainsi la transparence.

Une première en Europe. La ministre déléguée au Commerce, Olivia Grégoire, a annoncé la création d’un nouveau logo, « Origin’info », qui sera apposé sur les produits transformés pour permettre aux consommateurs de connaître l’origine géographique des principales matières premières. Ce logo, de couleur bleue ou noire, sera visible directement sur l’emballage ou consultable via un QR Code.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche progressive de transparence sur l’origine des produits de consommation. Depuis 2007, les fruits et légumes, et depuis 2011, les viandes emballées, doivent indiquer leur origine. « C’est le sens de l’histoire », a déclaré Olivia Grégoire, soulignant que « le prix » et « l’origine géographique des produits » sont les « deux éléments saillants qui déterminent l’acte d’achat » pour plus de 80% des consommateurs.

Les trois principales matières premières d’un produit transformé, telles que le blé, la viande, les fruits, les légumes et le sucre, devront ainsi être indiquées avec leur pays d’origine. Bien que l’affichage de ce nouveau logo ne soit pas obligatoire pour les entreprises, celles qui souhaitent l’adopter devront ratifier une charte. Selon Olivia Grégoire, au moins 80 marques, incluant l’ensemble de la grande distribution, ont déjà signé cette charte, ce qui représente au minimum 10 000 produits.

Le gouvernement espère étendre ce logo à l’échelle européenne et souhaite qu’il devienne obligatoire pour toutes les entreprises, afin d’assurer une plus grande transparence pour les consommateurs.

Lire Plus

France

France : Rappel du modèle de cigarette électronique « Kroma Nova »

Article

le

France : Rappel du modèle de cigarette électronique "Kroma Nova"

La marque Innokin rappelle son modèle de cigarette électronique Kroma Nova pour des problèmes de surchauffe pouvant causer des explosions, brûlures ou incendies.

Une vive inquiétude pour de nombreux vapoteurs. Jeudi 23 mai, le site spécialisé Rappel Conso a annoncé que la marque Innokin rappelle l’un de ses modèles de cigarettes électroniques, la gamme Kroma Nova, en raison de risques de surchauffe pouvant entraîner des explosions, des brûlures ou même des incendies.

« Afin de garantir la sécurité de nos clients et de maintenir les normes élevées de nos produits, nous avons décidé de procéder à un rappel préventif du kit Kroma Nova », a déclaré Innokin sur son site. La marque exhorte les utilisateurs de cette cigarette électronique à cesser immédiatement son utilisation.

Les cigarettes électroniques concernées ont été distribuées dans des tabacs et par des revendeurs à travers toute la France. Les consommateurs sont invités à contacter le point de vente ou le service client pour obtenir un remboursement. Il est également possible de faire la démarche en ligne directement sur le site d’Innokin. « Suite au dépôt du dossier, vous recevrez une étiquette de retour afin de nous faire parvenir votre Kroma Nova », précise la marque.

Ce rappel préventif vise à éviter tout incident potentiel et à assurer la sécurité des consommateurs face à des produits défectueux qui peuvent présenter des dangers graves. Les autorités et la marque appellent à la vigilance et à la réactivité des utilisateurs pour retourner le produit dans les plus brefs délais.

Lire Plus

Les + Lus