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Positif au Covid et très fatigué, Macron travaille à distance

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Souffrant d’une « fatigue importante » après avoir contracté le Covid-19, Emmanuel Macron s’est isolé à La Lanterne avec pour objectif de continuer de travailler, comme d’autres dirigeants européens, également à l’isolement après l’avoir côtoyé, face une situation sanitaire toujours préoccupante.

L’Elysée, qui ne souhaitait pas communiquer dans l’immédiat vendredi matin, a fait savoir jeudi que le chef de l’Etat avait de la fièvre mais qu’il continuait de travailler, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal précisant qu’il avait « des symptômes réels, toux et fatigue importantes ».

Le Premier ministre Jean Castex, « cas contact », et le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand se sont également placés à l’isolement, ainsi que d’autres élus.

La maladie du chef de l’Etat intervient alors que l’évolution de l’épidémie, qui repart dans plusieurs pays d’Europe à une semaine de Noël, est jugée « préoccupante » par le directeur général de la Santé Jérôme Salomon: plus de 18.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués jeudi, avec toutefois un taux de positivité des tests à 6,1% contre 6,2% la veille et 2.808 patients en réanimation (2.840 la veille).

« Attention le virus continue à circuler de façon relativement importante, donc attention » pour les fêtes, a mis en garde le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, sur BFMTV. « Il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas une troisième vague (…) On peut l’éviter en partie, la casser en partie », a-t-il ajouté en appelant à bien appliquer les gestes barrières.

Si l’Union européenne a annoncé que la vaccination contre le Covid-19 allait commencer les 27, 28 et 29 décembre, M. Delfraissy a précisé qu’il n’y aurait pas de « situation de restriction » mais que la production de vaccins allait « être plus lente que l’on pensait il y a deux ou trois semaines ».

Conséquence: « pour les 22 millions de personnes plus fragiles, il va probablement nous falloir jusqu’à mai », et pour le reste de la population, ce ne sera « pas avant l’automne ». Jean Castex avait lui évoqué mercredi une vaccination pour les personnes non prioritaires pas avant « la fin du printemps ».

« On a d’un côté un espoir fort avec le vaccin qui va nous sortir du Covid 19 mais inversement on a six mois difficiles à passer encore, 2021 ressemblera à 2020 et en particulier les trois ou quatre premiers mois car ce virus est sensible au climat », a-t-il ajouté.

La contamination d’Emmanuel Macron, dont l’annonce a fait le tour du monde en quelques minutes à peine, sonne d’ailleurs comme une « piqûre de rappel » contre le relâchement à l’approche des fêtes de fin d’année.

Des élus d’opposition et des médecins continuent vendredi de critiquer le dîner organisé mercredi soir à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron avec des responsables de la majorité.

Le président « n’est pas comme les autres. Il doit être exemplaire par rapport au message qu’il envoie », a affirmé sur BFMTV le député LFI Eric Coquerel, estimant qu’Emmanuel Macron a commis une « imprudence » et une « erreur ».

Ne pas « mentir »

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé vendredi à ne pas confondre « transparence et voyeurisme », disant préférer « qu’on communique moins et qu’on arrête de mentir comme ça s’est passé sous Mitterrand ou sous Chirac ».

Les participants ont respecté « un protocole sanitaire strict », s’est défendu l’exécutif, en soulignant les grandes dimensions de la salle et de la table: les invités avaient jusqu’à deux mètres de distance entre eux et s’exprimaient avec des micros devant un plateau repas individuel.

« Le président s’est isolé au moindre symptôme et fait un test au moindre doute (…), il est extrêmement attentif aux mesures barrières », a plaidé Jérôme Salomon, en ajoutant que le chiffre de six « n’est pas un chiffre scientifique ».

Selon une source proche de l’exécutif, Emmanuel Macron « aurait été contaminé lors du sommet européen de Bruxelles jeudi et vendredi » derniers, une hypothèse jugée également « probable » par le ministre de la Santé Olivier Véran. Le président avait passé vingt heures non stop avec les dirigeants des 27, dont une nuit de négociation. « Un dîner de travail » à Bruxelles « avait été organisé dans une grande pièce espacée.

L’annonce du diagnostic, après une semaine particulièrement chargée en rencontres et repas de travail, dont une réunion, à bonne distance, avec plus de 70 membres de la Convention pour le climat, a poussé nombre de dirigeants européens à s’isoler eux aussi: les chefs de gouvernement luxembourgeois Xavier Bettel, belge Alexander De Croo, portugais Antonio Costa — testé négatif– et espagnol Pedro Sanchez, ainsi que le président du Conseil européen Charles Michel.

En revanche, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui avait participé à un déjeuner lundi à Paris avec le président français, n’a pas jugé nécessaire de se placer en quarantaine.

Avant Emmanuel Macron, de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement avaient déjà contracté la maladie, dont l’Américain Donald Trump et le Britannique Boris Johnson qui, comme de nombreux autres dirigeants, lui ont adressé des messages de soutiens.

 

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France

Éducation : le niveau des élèves dégringole en maths et en français

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Éducation : le niveau des élèves dégringole en maths et en français

La France connaît une baisse « historique » du niveau de ses élèves âgés de 15 ans en mathématiques dans l’édition 2022 de l’enquête Pisa publiée ce mardi par l’OCDE.

Selon les résultats de l’enquête Pisa 2022 publiés par l’OCDE, la France connaît une baisse « historique » du niveau de ses élèves âgés de 15 ans en mathématiques. Cette baisse est la plus importante depuis la première étude Pisa en 2000, avec une chute de 21 points par rapport à 2018, tandis que la moyenne OCDE enregistre une baisse de 15 points dans le même domaine.

Eric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE, souligne que la France avait déjà connu une baisse entre 2003 et 2006, mais les résultats étaient restés stables jusqu’en 2018. Cette nouvelle chute du niveau en mathématiques s’inscrit dans un contexte de pandémie de Covid-19, mais d’autres facteurs sont également en jeu, notamment le problème d’attractivité du métier d’enseignant et la crise de la Covid.

En plus de la baisse en mathématiques, les élèves français connaissent également une forte baisse de leur niveau en compréhension de l’écrit, avec une chute de 19 points par rapport à 2019, tandis que la moyenne OCDE enregistre une baisse de 10 points. En sciences, les résultats sont restés relativement stables.

Eric Charbonnier, estime que ces résultats ne sont pas nécessairement liés à un manque de moyens, car la plupart des pays ont continué à investir dans l’éducation ces dernières années. Il souligne plutôt l’importance de l’utilisation efficace des ressources et met en avant des problèmes tels que le manque d’attractivité du métier d’enseignant, un déficit de formation et des salaires insuffisants.

La France se situe désormais dans la moyenne des pays de l’OCDE en termes de performances scolaires, ce qui souligne la nécessité d’améliorer la qualité de l’éducation. Les résultats de l’enquête Pisa 2022 montrent que le déclin des performances n’est pas unique à la France, mais touche également d’autres pays de l’OCDE.

Face à ces résultats inquiétants, le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, doit annoncer des « mesures fortes » visant à relever le niveau des élèves, en particulier au collège. La baisse du niveau des élèves français en mathématiques et en compréhension de l’écrit soulève des préoccupations quant à la qualité de l’éducation en France et à la manière dont les ressources sont utilisées pour soutenir les élèves dans leur apprentissage.

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Faits Divers

Paris : un mort et deux blessés après une attaque à l’arme blanche, l’assaillant interpellé

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Paris : un mort et deux blessés après une attaque à l'arme blanche, l'assaillant interpellé

Une attaque au couteau et au marteau a fait un mort et deux blessés samedi soir à Paris, près de la Tour Eiffel. L’assaillant, un jeune Français connu pour radicalisme, a été interpellé.

Un drame en plein cœur de Paris. Un assaillant a tué un touriste allemand à coup de couteau, avant de blesser deux autres personnes au marteau tout près de la Tour Eiffel, samedi 2 décembre aux alentours de 21h entre les XVe et XVIe arrondissements de la capitale. Le suspect a été interpellé par les forces de l’ordre puis placé en garde à vue.

L’auteur, un jeune Français né en 1997 en région parisienne, était connu pour radicalisme et avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir projeté un attentat en 2016. Il présente également des troubles psychiatriques, a précisé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Une vidéo de revendication a par ailleurs été postée sur les réseaux sociaux. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête.

L’attaque s’est passée peu après 21h dans un quartier prisé des touristes Paris, à quelques centaines de mètres de la Tour Eiffel, entre le quai de Grenelle et le pont de Bir Hakeïm, dans les XVe et XVIe arrondissements. L’assaillant s’en est d’abord pris à un couple de touristes allemands. « Le mari est décédé sous les coups de couteau », selon le récit livré par Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur place. L’épouse, elle, a eu la vie sauve « grâce à un chauffeur de taxi qui semble être intervenu », a ajouté le ministre.

Quatre policiers, rapidement dépêchés sur place, poursuivent alors l’assaillant à pied. Ils tentent une première interpellation mais l’assaillant, « les mains dans son par-dessus », les menace de porter des explosifs, selon Gérald Darmanin. Le suspect continue son échappée et agresse alors deux autres personnes, avant d’être interpellé près d’un square après deux coups de taser.

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Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti reconnu « non coupable » et relaxé par la CJR

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Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti reconnu "non coupable" et relaxé par la CJR

La Cour de Justice de la République déclare le ministre de la Justice « non coupable » dans un procès historique.

La Cour de Justice de la République (CJR) a annoncé aujourd’hui la relaxe du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, dans le cadre de l’accusation de prise illégale d’intérêts. Cette décision marque un tournant dans la carrière politique du ministre, qui peut désormais poursuivre son action au sein du gouvernement.

La CJR, composée en majorité de parlementaires, a choisi de ne pas suivre les réquisitions de l’accusation qui avait demandé une peine d’un an de prison avec sursis lors de ce procès historique impliquant un ministre de la Justice en exercice.

Me Jacqueline Laffont, l’avocate d’Eric Dupond-Moretti, a exprimé sa satisfaction suite à la décision de la CJR : « C’est ce que l’on espérait, c’est ce que le droit dictait. C’est évidemment une satisfaction, une émotion énorme (…). La Cour de justice de la République a jugé que le ministre de la Justice était innocent. »

Son autre avocat, Me Rémi Lorrain, a ajouté : « Cette décision confirme également s’il en était encore besoin que Eric Dupond-Moretti n’a jamais souhaité, à aucun moment, se venger contre quiconque. »

Pendant la lecture de la décision qui a duré une vingtaine de minutes, le ministre de la Justice, âgé de 62 ans et vêtu d’un costume sombre, est resté impassible. Après l’annonce de sa relaxe, il a quitté le palais de justice sans faire de déclarations à la presse et s’est rendu à l’Élysée, où il a été reçu par le président Emmanuel Macron.

L’acquittement d’Eric Dupond-Moretti suscite déjà des réactions politiques, avec les députés du groupe La France insoumise (LFI) appelant à la suppression de la CJR, qualifiée de « juridiction d’entre-soi systématiquement partiale ».

Le président de la CJR, Dominique Pauthe, a souligné que « à aucun moment » Eric Dupond-Moretti n’avait exprimé « une animosité, un mépris ou un désir de vengeance » envers les magistrats qu’il avait critiqués lorsqu’il était avocat et contre lesquels il avait ouvert une enquête administrative en tant que ministre de la Justice.

La CJR a estimé que bien que le ministre se soit trouvé dans une « situation objective de conflit d’intérêts » en ordonnant des enquêtes administratives contre les magistrats critiqués, il n’avait pas « la conscience suffisante » de « s’exposer à la commission d’une prise illégale d’intérêts ». De plus, il n’était pas établi qu’il avait été averti d’un tel risque avant d’ordonner ces enquêtes.

Eric Dupond-Moretti a maintenu sa position selon laquelle il avait laissé derrière lui ses différends avec les magistrats et qu’il était concentré sur la réussite de son ministère. Sa relaxe met fin à un procès inédit qui avait vu le ministre se défendre lui-même avec conviction, tout en continuant d’exercer ses fonctions ministérielles.

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